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leboudoirdemadame

Articles avec #rencontres

Roselyne Madelénat et sa "petite robe noire" ….

10 Novembre 2015, 17:10pm

Publié par leboudoirdemadame

un premier roman alerte et au thème douloureux ….
un premier roman alerte et au thème douloureux ….

Ecrire un roman tout le monde en rêve…Roselyne Madelénat avec sa plume alerte de journaliste l' a fait et sort son premier roman au titre très intrigant : "Je n'ai jamais eu de petite robe noire" aux éditions Hugo Roman . Avouez que c'est un titre qui parle aux femmes ! La psychologie,Roselyne connaît bien puisqu'elle a été rédactrice en chef de magazines comme Psycho et Sexo, Réponses Santé…Aujourd'hui c'est elle qui se confie et livre les dessous de cette "petite robe noire" qui raconte l'histoire d'une famille étouffée par un lourd secret...

Est-ce difficile de passer de l'écriture journalistique à celle du roman ?

"J’ai toujours voulu être écrivain. Et comme je l’écris dans mon livre « je voulais surtout faire Gallimard. » C’était un rêve absolu, sans doute est-ce la raison pour laquelle je ne m’y suis pas mise plus tôt. Il ne faut pas trop « toucher » aux rêves. Le plus difficile est de passer de l’ écriture journalistique à celle du roman comme vous dites, car on acquiert toujours des tics d’écriture dont personnellement j’ai du mal à me débarrasser. Je ne les vois même plus, c’est dire ! "

Votre héroïne Florence est-ce un peu vous quelque part ?

"Oui, je ne le nie pas, il y a beaucoup de moi chez Florence. Je crois que je lui ai tout de même rajouté des qualités, cette force, ce courage qu’elle déploie, moi, personnellement, je ne les ai pas toujours eu à certains moments T. Et des défauts, par exemple, je suis beaucoup plus pudique qu’elle…

Je n’ai pas écrit pour m’offrir une sorte de thérapie. Après le décès de mon père, j’avais envie d’écrire sur ma douleur et quand le livre a été terminé, je l’avais totalement apprivoisée .En même temps je n’ai pas terminé ce livre en 3 mois non plus…"

Le titre du roman est très intrigant. Cette "petite robe noire " Quel symbole revêt-il ? Et vous même n'en n'avez-vous jamais portée ?

"Je ris ! Un certain nombre de personnes ont glosé sur cette petite robe noire… ou son manque… Non, je n’ai jamais eu de petite robe noire parce que ça ne me va pas. Mais pas du tout ! J’ai l’air « tarte » là-dedans quelle que soit la forme…

Dans mon livre en revanche, on est loin de cette « sucrerie », ne pas avoir de petite robe noire est très significatif pour Florence. C’est en effet un code, un symbole – celui d’une jeune fille issue d’une famille bon genre - que sa mère se plaisait à prendre comme modèle et qui ne lui convenait pas du tout. Sa mère n’était pas l’exemple à suivre. Florence l’avoue d’ailleurs dans le dernier chapitre : « Je me suis construite contre toi. Je t’aimais, mais j’étais contre. » Cela va bien sûr au-delà de ces quelques mots et s’avère bien plus complexe, mais j’essaie de donner le ton,une piste en tout cas."

"Accroupie et grelottante ,je pisse dans la litière de mon chat .Là où il y a le plus de gravillons pour faire le moins de bruit possible, terrorisé à l'idée que mes parents pourraient se réveiller,entrer dans ma chambre sur ce spectacle navrant" …Votre roman démarre très fort et on constate que Florence,enfant a des ressources qui laissent augurer qu'elle possède une forte personnalité. Atout ou faiblesse ?

"Les deux à la fois ! Florence est tout de même une résiliente même si ce mot est aujourd’hui galvaudé. Et comme tous les résilients, elle est dotée d’une forte personnalité sous tendue par un fichu caractère… Enfant, elle rue dans les brancards, ce qui lui cause quelques ennuis tout de même et c’est un euphémisme ! Là où le bât blesse, c’est que toute leur vie ces personnes restent des rebelles. Florence est politiquement incorrecte".

Prêt a aborder un second roman ? Ou avez-vous tout dit ?

"Oh ! Je n’ai pas tout dit…J’imagine : « Ma vie après ma petite robe noire »… Ou « je n’ai pas de petite robe noire et alors ? » Blague à part, j’ai déjà commencé le second roman. J’ose le dire, j’écris pour mon bonheur. Je n’ai jamais été aussi heureuse que dans l’écriture de ce texte. J’inventais la vie… Je changeais le cours des choses… Je n’avais plus besoin de personne. J’étais tout simplement « moi dans ma création ». Une dose d’endorphines incroyable que je ne suis pas prête de lâcher ! Et puis l’écriture est une addiction, dans ma tête je suis toujours en train d’écrire. En ce moment, par exemple, je cherche un titre pour ce nouveau roman et j’en change tous les jours ou presque ! En revanche, je découvre qu’une fois publié, notre livre ne nous appartient plus. Il est aux lecteurs qui en font l’interprétation qu’ils veulent. Il faut savoir se blinder à ce sujet".

"Je n'ai jamais eu de petite robe noire ",Roselyne Madelénat, éditions Hugo Roman

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Catherine Velle ..."Un pas dans les nuages"

25 Juillet 2015, 10:24am

Publié par leboudoirdemadame

un auteur prolixe porté par la puissance  de son pays d'enfance:  les Cévennes...
un auteur prolixe porté par la puissance de son pays d'enfance: les Cévennes...

Sa plume, ses romans ont la puissance de son regard et la vigueur de sa chevelure; sa personnalité ,la classe et le talent de ses parents ( Frédérique Hébrard et Louis Velle ) et plus puisqu'elle est aussi la petite fille d' André Chamson.Rencontre avec Catherine Velle qui signe aujourd'hui son cinquième roman : Un pas dans les nuages" ( Anne Carrière Editions ) pétri par la terre de son enfance , les Cévennes.

Bien sûr,les Cévennes c'est votre terre de prédilection mais est-ce l'unique raison pour y avoir situé l'action de "Un pas dans les nuages" ?

Mes Cévennes à moi, c’est à dire le sud du versant cévenol du Massif Central, démarrent au Mont Aigoual, et rayonnent tout autour : de l’Abîme de Bramabiau à la Vallée du Bonheur, des montagnes du Lingas au lac des Pises, du village de l’Espérou à la petite station de ski de Prat-Peyrot, et jusqu’à Valleraugue. J’y suis venue depuis ma petite enfance avec parents et grands-parents, et j’ai presque appris à marcher sur les sentiers escarpés des chèvres, le long des béals qui serpentent dans les vallées de pommiers, et sur les pelouses d’altitude qui succèdent aux forêts profondes de hêtres, de sapins et de châtaigniers. C’est mon alpha et mon omega… et plus j’approfondissait la connaissance des lieux, plus je découvrais que j’avais là, juste sous les yeux, une sorte de Far-West français : forêts sauvages, abimes et gouffres, étendues désertiques battues par les vents, rivières impétueuses, climats toujours changeants et violents, chaud, froid, neige… avec mouflons, biches, renards, vautours, chevaux de Przewalski (les plus anciens du monde !)… sans oublier les immenses troupeaux sonores des moutons en estive, les élevages de chèvres dans les hameaux, les vaches claires des hauteurs… et jusqu’aux élevages de bisons ! Un paysage romantique et torturé, propre à faire travailler l’imagination… et à inventer des histoires !

Ecrivain de père en fille et de grand-père en petite fille...vous l'imaginiez ? Vous en réviez ? Quel a été le déclic ?

Au moins trois générations qui se suivent dans l’écriture, peut-être même davantage ! Un grand père cévenol, André Chamson, écrivain, chartiste, conservateur, poète, résistant, membre de l’Académie Française…; son épouse, Lucie Mazauric, également conservateur et chartiste, également auteur ; des parents, Louis Velle et Frédérique Hébrard, comédiens et romanciers, auteurs aussi de nombre de succès pour la télévision… Bouh ! Fierté, mais lourde hérédité. Une chose était sure en tout cas pour moi, et cela dès mes 12 ans : je ne ferai pas comme eux ! Pas envie de copier ! Moi, je serai exploratrice… !

Il faut dire que, petite fille, j’avais croisé Kessel chez mes grands-parents, trouvé qu’il avait bien une tête de lion, et rêvé d’Afrique et de safaris. Paul-Emile Victor leur avait donné un livre dédicacé pour moi… et je rêvais d’Antarctique et de glaces… les romans noirs que me faisait lire ma grand- mère me passionnaient, la vision du « Tombeau Indou » au cinéma, de westerns, de polars, et de quasi tous les John Ford firent le reste. Je rêvais d’action, d’explorations, de réalisation, envers et contre tous… !

Mais, finalement, la tare héréditaire a encore frappé ! Après bien des détours (licence de Lettres, vendeuse de traitements amaigrissants …) j’ai bien été comédienne. Ravie.Et après d’autres détours encore (publicité, communication …), j’ai bien commencé à écrire. Avec passion. Et bonheur. Juste parce que je n’aurais pu faire autrement.

Le thème de la gémellité dans votre roman ...hasard ? Besoin ? Nécessité ...une façon de "creuser" le sujet car il vous passionne personnellement ?

Pas de jumeaux dans la famille proche, mais parfois le sentiment bizarre et confus que j’avais eu une sœur… Puis, j’ai rencontré des amis de mes parents, des jumelles, qui vivaient avec deux frères jumeaux… c’était étrange. Puis la vision d’une photo de bébés en couveuse, où l’un des nourrissons minuscules avait passé son bras sur l’épaule de son jumeau, comme en signe de protection… Bref un univers méconnu … à explorer ! J’ai beaucoup lu sur le sujet, beaucoup étudié avant de me forger mon paysage « jumelles » à moi, pour le roman. Un amour qui va au-delà de l’amour, un mystère pour les autres… et quand un décès survient, une fracture épouvantable, inimaginable, à la fois invisible et irréparable. J’avais la base du drame initial qui détruit et fait fuir mon héroïne… en Cévennes.

Mis à part la maison familiale des Bressous où est-on certaine de pouvoir vous rencontrer quand vous êtes dans les Cévennes ? Où aimez-vous vous promener ?

En dehors des lieux privilégiés décrits plus haut, j’aime aussi arpenter les concrétions ruiniformes de Nimes-le-Vieux. Aller me baigner dans un repli profond de la rivière de la Dourbie, guetter à la nuit tombée les biches et leurs faons du Pré aux Biches (adresse secrète !), rendre visite aux amis de l’Observatoire Météo France du Mont Aigoual, dernière station de montagne encore habitée ! (extraordinaire, à préserver absolument !)… et puis, comme j’ai un peu de sang Camarguais, rendre visite à des amis manadiers en Camargue, traverser à cheval avec eux les épaisseurs noires et mouvantes de leurs troupeaux (= manades) de toros, pour décider de ceux qu’on va sélectionner pour la course du soir (pas une corrida, hein !). J’aime aussi découvrir les nouveaux restaurants du coin, ce sont toujours d’heureuses surprises, et plus encore acheter mes Pélardons, bien secs, partout où je peux en trouver !

Votre héroine Alex est-ce un peu vous quelque part ? Qu'a-t-elle que vous n'avez pas ? Et vice versa ? Vous a t-elle "obligée" à des défis ?

Difficile de dire « Madame Bovary, c’est moi », avec ce roman… Je n’ai pas de jumelle, je ne suis pas cascadeuse de cinéma, n’anime pas une radio locale en Cévennes, n’ai pas connu le/les drames de mon héroïne… mais… en même temps, c’est mon pays, j’ai connu la vie de tournages, j’ai fait des interviews… Non, je crois qu’il faut d’abord se laisser emporter par ce que votre personnage a à vous dire. On ne peut, ne doit pas tout maîtriser, être dans la contrainte, l’obligation. Il y a parfois, souvent même, des personnages qui viennent à vous que vous n’aviez pas conviés, même pas imaginés. Je pense à la pièce de Pirandello « 6 personnages en quête d ‘auteur », ça me parle... J’essaie de laisser grande liberté à ma plume, à ma pensée à ce moment là : explorons… on va bien voir où ça nous mène… Il y a toujours un moment où le travail de construction d’une histoire reprendra ses droits, mais l’inconscient nous fait parfois de jolis cadeaux, à regarder de près. Après, bien sûr qu’il y a de moi dans le personnage d’Alex, comme dans beaucoup d’autres du livre, d’ailleurs, on ne peut y échapper totalement : c’est votre vision des choses, du monde, de la société, de l’amour, de la jalousie, de la vengeance, du sexe, de la solitude, tout comme de la nature ou des animaux … qui s’exprime avec vos mots. A mots couverts parfois. Ce que je partagerais avec elle… ? peut-être m’être obligée à n’avoir pas peur…du noir, de la solitude, de l’inconnu. Même si mon imagination m’invente mille et une péripéties possibles. Un chemin qui s’enfonce et disparaît en forêt … C’est toujours le début d’une aventure !

Côté défi, je suis venue passer deux mois d’hiver dans notre maison de montagne pas chauffée, seule avec ma petite chatte Crumble, un séjour jamais réalisé encore, afin de toucher du doigt les impressions et sensations de mon héroïne, débarquée soudain dans des lieux sauvages, très isolés, qu’elle ne connaît pas du tout. Ça a été une expérience formidable : il faisait froid, mauvais, avec tempêtes furieuses et jours entiers noyés de brume, j’étais le seul « feu » du hameau, le village était à plus de 4 km, parfois la neige tombait en abondance… j’ai dû apprendre à circuler en raquettes de neige dès que j’allais un peu en altitude. Super comme décor et atmosphère de travail !

N'avez vous jamais été tentée de faire revivre un des personnages de l'oeuvre de votre grand père d'autant que les Cévennes constituent la toile de fond de presque tous ses livres ?

Jamais je n’ai imaginé, ni même eu envie de reprendre à mon compte un personnage d’un livre d’André Chamson. Son style, son ton, ses atmosphères sont magnifiques, mais bien trop particuliers. Même chose pour les romans de Frédérique Hébrard. Chacun d’eux a son univers propre. Sa voix. Sa musique, son rythme et sa magie.

C’est seulement parce qu’un éditeur nous l’a demandé, souhaitant nous réunir, que Maman, mon frère François Velle et moi avons entrepris l’écriture du « Château des Oliviers, vingt ans après ». (nb : Frédérique et François sont les auteurs de la successfull série, incarnée par Brigitte Fossey). Là encore, expérience étonnante, chacun dans le respect de l’autre et de l’histoire avant tout… mais comme j’avais baigné dans cette saga, et qu’il était question de la Provence, mon autre patrie, j’étais presque déjà chez moi !

« Un pas dans les nuages »ne pouvait exister qu’en Cévennes. Ce cinquième roman est le second déjà qui se passe là : le premier, «La vallée des mensonges », se déroulant d’ailleurs dans notre propre maison de montagne ! (nb :adapté pour la télévision, il a réussi le formidable score de 4 millions de téléspectateurs sur France 3 en Juin 2014.) Vais-je encore écrire dans ce décor … ? Je n’en sais rien. Je ne le recherche pas particulièrement. Tout dépendra de l’histoire que j’aurais envie, ou besoin de raconter. Dont j’ignore tout encore. Si ce n’est que, parfois… des frémissements, des idées vagabondes et fugaces, des sensations aussitôt apparues, aussitôt enfuies, me traversent… mais ça, c’est une autre histoire !

Un pas dans les nuages aux éditions Anne Carrière

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La constance de Constance….

27 Novembre 2014, 18:01pm

Publié par leboudoirdemadame

Très jolie et poétique exposition à l'Espace des Femmes-Antoinette Fouque- à Paris .Elle révèle un art un peu confidentiel en France ,celui de la peinture Nihon-ga. Celle-ci a séduit un jour, Constance Heim de Balsac, une architecte passionnée par le Japon et qui comme d'autres élèves du maître en la matière- Yiching Chen- a travaillé sur le sujet pendant des années .Le résultat aujourd'hui ? Cette exposition "Chen Yiching et ses élèves". Rencontre avec Constance autour de ses tableaux

Qu'est-ce que la peinture Nihon-ga ? Que possède-t-elle que la peinture occidentale n' a pas et qui vous a séduit ? Où peux-t-on la voir exposée ?

"La peinture Nihon-ga ( littéralement Japon peinture) s'appuie sur une tradition picturale, sur des matériaux et matières naturelles toujours fabriqués et utilisés comme autrefois: papier washi, pigments minéraux ,feuilles d'or , d'argent et des techniques anciennes : marouflages, colle, utilisation des feuilles de métal, des pigments, superposition de différentes couches, etc...mais qui permettent une grande liberté de création.Toujours l'alliance du passé et du présent.On peut voir cette peinture lors de très rares expositions en Europe. Ou plus facilement au Japon bien sûr et aux Etats-Unis."

Comment expliquez-vous votre intérêt pour la calligraphie sino-japonaise? Y voyez-vous un rapport avec votre profession ,l'architecture ?

"Mon attirance provient de la beauté des stèles gravées vues lors de mon voyage en Chine en 1992. Stèles de pierres gravées il y a très longtemps et toujours exposées dehors. Alliance du passé et du présent.Sculptures? Eléments d'architecture? Les deux à la fois?La calligraphie des idéogrammes, qui est un des arts martiaux du Japon, oblige à penser les vides comme les pleins. Tout comme en architecture".

Comment avez-vous connu votre maître Yichin Chen ? Qu'est-ce qui vous a semblé le plus difficile à acquérir dans son enseignement?

"J'ai connu Yiching Chen à l'occasion d'un stage au Musée Guimet.La patience est la chose qu'il m'a été le plus difficile à acquérir.Si la calligraphie, qui est l'expression en un geste de l'instant présent, le Nihon-ga demande une immense patience pour le séchage entre les différentes couches qui composent le tableau".

Avez-vous d'autres projets d'expositions? Vos souhaits en la matière?

"Grâce au cours de Yiching Chen, j'ai pu incorporer toutes les techniques de la peinture Nihon-ga dans mes créations afin d'essayer d'atteindre un style joyeux, harmonieux et enchanteur…un travail lent et minutieux aussi pour l'instant , je n'ai pas d'autres projets d'exposition. Mais j'espère qu'il y en aura d'autre…il suffit de travailler beaucoup."

Exposition "Chen Yiching et ses élèves" Nihon-ga ,L'Espace des femmes- Antoinette Fouque-, 35 rue Jacob 75006 Paris .Jusqu'au 6 décembre 2014. Tel: 01 42 22 60 74. WWW.desfemmes.fr

Art Nihon-ga, Constance Heim de Balsac

Art Nihon-ga, Constance Heim de Balsac

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