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leboudoirdemadame

Articles avec #livres

Lire ou ne pas lire : Quand un fils nous est donné de Donna Leon

4 Décembre 2020, 14:28pm

Publié par leboudoirdemadame

Et bien voilà : le commissaire Brunetti est au prise avec une histoire de famille dans le nouveau roman de Donna Leon : Quand un fils nous est donné ( éditions Calman Levy collection Noir ). Le beau père de Guido Brunetti : le comte Falier, lui demande d’ » enquêter » sur un de ses plus anciens amis .Celui-ci désire adopter son jeune amant afin de lui léguer son immense fortune . N’aimant pas mélanger vie privée et vie professionnelle, c’est a regret que Brunetti va devoir honorer sa promesse …. et moi vous donner mes impressions . Quand un fils nous est donné, tranche avec les précédents romans de Donna Leon avec son côté huis clos qui est je trouve un peu brouillon au regard des motivations des personnages venus d’un peu de partout : Espagne, Angleterre, Chili… Et ce qui ne pardonne pas -enfin pour moi- il y manque d'ambiance qui fait le charme des romans de Dononna Leon : les déambulations dans La Sérénissime entre ruelles saturées d’inopportuns ( les touristes ) et la lagune comme par exemple dans son précédent roman ! Une ambiance sans poésie, vide de contenu . Certes tous les personnages familiers sont là : l'épouse de Brunetti : Paola avec son bon sens légendaire, leurs enfants et aussi à la Questure, l’irascible Patta ,et l’incontournable signora Elettra …..mais envolée la magie et le sourire ! Concentré sur l’ami du beau père, Gonzalo Rodriguez de Tejeda , objet de « l’ enquête » le roman chemine de manière assez chaotique. Plus d’une fois en tournant les page, une envie de me réfugier en pensée au café Florian devant un cioccolata in tassa m' a saisi.C'est au moins çà...

Quand un fils nous est donné, Donna Leon, éditions Calmann Levy collection Noir

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Le prix Renaudot essai : une formidable opportunité pour lire en français l'oeuvre d'Emily Dickinson

30 Novembre 2020, 14:04pm

Publié par leboudoirdemadame

 

Le prix Renaudot attribué à Dominique Fortier  ( pour son ouvrage Les villes de papier) sur Emily Dickinson va sans doute donner envie de lire en français ses poèmes non car  qui en France les connaît à la perfection ?

Ajoutons à cela le barrage de la langue qui freine la compréhension des textes ( peu de personnes sont " fluente" en anglo/américain ) eux mêmes soumis à des "ruptures de constructions" parfois très déroutantes … Lire Emily Dickinson relève de l'exploit et de la dévotion.C'est comme rentré en religion! Cette fille du Massachusetts qui pour ainsi dire n'a jamais quitté son village d'Amherst et a vécu quasiment  recluse dans la maison familiale a rédigé au cours de vie près de deux milles poèmes dont une dizaine  à peine ont été publiés de son vivant. L'objet de ses textes? Principalement  la nature ( Fleurs et jardins; d'ailleurs Emily n'assimile-t-elle pas la poésie elle-même aux bouquets?), l'amour, le religieux à travers l'Evangile ( pièce maîtresse de son éducation sévère), l'intellect et l'esprit "ce Continent inexploré", le macabre …Des thèmes qui reflètent sa personnalité complexe, tourmentée, passionnée .Celle que ses amis surnommaient la "poétesse à demi-fêlée ", excentrique mais non dépourvue d'humour, éternelle amoureuse aussi, fascine autant que son oeuvre. En cela, Emily Dickinson fait penser à Camille Claudel.Des êtres en interrogation, en souffrance qui n'ont l'art que comme seul refuge et exutoire.Il a fallu attendre la disparition d'Emily Dickinson en 1886 pour que sa soeur Lavinia , découvre ses poèmes et les fasse publier .Remis en vente à l'occasion de la sortie en France en mai du biopic de Terence Davies : A quite Passion, Poésies complètes en édition bilingue chez Flammarion est le sésame qui va ravir les groupies d'Emily et ceux et celles qui curieux n'ont jamais osé plonger dans l'oeuvre. La traduction des poèmes, confiée à Françoise Delphy a pris près de dix ans. Un travail de longue haleine qu'il faut ici saluer et que Françoise Delphy résume en somme sur la note de traduction par cette confidence: "Il faut sans doute un grain de folie pour se lancer dans la traduction des poèmes d'Emily Dickinson ". Un grain de folie et qui  rend en tout cas accro aux poèmes d'Emily et à Emily elle même."La femme en blanc","la reine recluse" qui tout en observant le monde depuis la fenêtre de la maison familiale en a un fait un royaume ! Poésies complètes Emily Dickinson, traduction par Françoise Delphy , éditions Flammarion . Sortie le 15 avril en librairies.  Dominique Larue

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Rendez-vous avec L'homme en rouge de Julian Barnes

21 Novembre 2020, 11:51am

Publié par leboudoirdemadame

Et bien voilà , j’avoue: la fréquentation depuis quelques jours de l’Homme en rouge me cause un ennui profond! Non pas que je sous estime la plume de l’auteur et l’intérêt de son propos consistant a nous brosser le portrait de « La belle époque » dans ce qu’elle a de plus extravagant comme le dandysme, mais je crois qu’il y a eu maldone sur le motif de la rencontre entre cet homme en rouge, Samuel Pozzi et moi ! Là où je croyais me rassasier de sa vie, je la trouve encombrée par celles du Prince de Polignac et du comte Robert de Montesquiou-Fezensac qui je trouve l’étouffent un peu la sienne . Certes , j’ai vite compris que cet homme en rouge était en quelque sorte le plaisant prétexte dont a usé l’auteur pour brosser un autre portrait : celui de cette « Belle époque » celle d’une société dédiée aux plaisirs et dépravations de tous genres, et engluée dans les scandales, tragédies (affaire Dreyfus…)et autres événements… Pour conclure, je dirais, que l’Homme en rouge est un formidable reportage historique dans le temps où se croisent moult personnages : Sarah Bernhardt, Gustave Flaubert, Oscar Wilde …et non pas une biographie comme je m’y attendais dédié à un seul homme qui m’intriguait ! Bref rendez-vous manqué pour moi, préférant replonger dans la vie démentielle de cet autre personnage qu’est à la même époque celle de Boni de Castellane dont j’ai parlé ici dans une autre chronique a travers le récit de Laure Hillerin : Pour le plaisir et pour le pire , paru au printemps dernier aux éditions Flammarion

L'homme en rouge , Julian Barnes , Mercure de France , bibliothèque étrangère ( traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin

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En lumière : Une nuit à Carthage d'Annick Perez

7 Novembre 2020, 14:46pm

Publié par leboudoirdemadame

 

On ne saurait  être étonné de la virtuosité avec laquelle l’auteur signe l’écriture de ce nouveau roman : Une nuit à Carthage à Balzac éditeur (collection Autres Rives  ).
Les mots s’y déploient et s'y posent  en tourbillon qui emporte le lecteur tels les personnages des tableaux qu' Annick Perez peint aussi : un autre de ses talents, le tout porté par un enthousiasme communicatif. La dame est forte !
Dès les premières pages, on rentre dans l’intimité d’Alice Barento, une jeune fille, enfant chérie de sa famille qui vit à Beausite en Tunisie juste après la dernière guerre.L’amour, fil conducteur du roman,  guidera sa vie sous les traits du mystérieux et idéaliste Neldo Catan, rescapé Auschwitz et agent recruteur du Mossad en Afrique du Nord .
Bien sûr rien ne se passe comme prévu ! Neldo disparaît de sa vie et Alice épouse Paul l’ambitieux. D’emblée, le lecteur se laisse happé par l’aventure et le romanesque de l’histoire personnelle d’Alice et de sa famille où de multiples membres ( hauts en couleurs et humeurs ) s'aiment,  s’affrontent, se déchirent sous un ciel éternellement bleu.
Une époque bénie mais révolue dans un pays à re bâtir et une vie a reconstruire.  Au long de toutes ces années, Alice devra affronter des drames, des trahisons aussi  et puis l’exil en France… Y retrouvera-t-elle Neldo? Le seul point d' ancrage subsistant, témoin de sa vie, sera un portrait .Celui de l ‘aïeul : Isaac, son grand père qu’un jour, la fille d’Alice recevra en héritage … Baigné de lumière, mené à un train d’enfer comme dans « un joyeux foutoir » dixit l’auteur, Une nuit à Carthage c’est l’amour en l’héritage a partager avec qui le lit…
 
Une nuit à Carthage, Annick Perez , Balzac éditeur, Collection Autres Rives, Domaine Méditerranéen 

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Prêt pour "Revenir à Vienne" ?

27 Septembre 2020, 11:13am

Publié par leboudoirdemadame

 

On est en 1946 après la guerre : Felix von Geldern, un homme jeune, réfugié Autrichien vit à New York avec sa famille. Il est en passe de demander la nationalité américaine. Les questions fusent dans le bureau de l’émigration au 70 Colombus avenue : » êtes-vous prêt a jurer de ne servir d’autre pays que l’Amérique » ? « Savez-vous que le pays dont vous venez cessera d’être le vôtre » ? « Souhaiteriez-vous revivre en Autriche « ? Réponse de Felix von Geldern  : « Non . Les Autrichiens ne se sont pas défendus contre Hitler en 1938. Beaucoup d’entre eux le voulaient même.Le 10 avril 1938, quatre-vingt-dix-sept pour cent d’entre eux l’ont élu ». 
Fort de ce constat, sa décision est  prise : il sera américain. Contre toute attente, son oncle lui demande de revenir à Vienne pour défendre les intérêts de la famille spoliée par la guerre. Flanqué de Viktoria, sa grand-mère paternelle, dernier témoin des fastes austro-hongrois des Habsbourg, il est propulsé dans une ville détruite et ironie du sort, « contrôlée » par l’armée américaine.
S’en suit une confrontation avec son passé où plane l’inconnu, et ce qui achèvera de semer le doute dans l’esprit de Felix, ses retrouvailles avec Gertrude, l' amour de jeunesse qu’il croyait disparu.
Entre révélations dévastatrices de la part de Gertrude, ses rencontres avec d’anciens congénères dont certains ont servi Hitler, Felix von Geldern devra dénouer les bons et mauvais fils de son histoire personnelle pour se déterminer et adopter l’ Amérique comme patrie.
Ne nous trompons pas, Revenir à Vienne n’a pas uniquement pour personnage principal un homme mais un mot : l’exil . C’est ce qui rend ce roman, construit sur l’expérience de l’auteur ( celui-ci à la montée du nazisme a quitté l’Autriche pour les Etats-Unis ) comme véridique d’autant que l’urgence de certaines situations oblige les protagonistes a tailler dans le vif et agir .Une leçon de survie et de vie riche d'enseignements ....dl 
 
Revenir à Vienne, Ernst Lothar, éditions Liana Levi piccolo  , traduction de l'allemand ( Autriche) par Elisabeth Landes .Sortie en librairie le 1er octobre.

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Lire ou ne pas lire: Soit dit en passant de Woody Allen ?

1 Septembre 2020, 15:09pm

Publié par leboudoirdemadame

Cela fait deux mois que je me pose la question : que penser de Soit dit en passant, l’autobiographie de Woody Allen parue cet été aux éditions Stock avec quelques péripéties… .

Et bien je l’avoue pas grand chose . J’ai foncé bille en tête pour la lire, dopée uniquement par l’intérêt pour ses films ( je n’en rate jamais un ) .Voilà le malentendu donc le hic : croire que j’y prendrais du plaisir comme en me régalant avec Annie Hall, La rose pourpre du Caire, Manhattan …Bref je me suis ennuyée !

Woody Allen a écrit une sorte de journal mais l’écriture ,dès le début comme automatique, gâche la lecture par manque de sensibilité . La plume est précise, nourrie d'anecdotes et souvenirs mais elle reste froide et la page, inerte ! Enfin c’est mon impression.

Le monsieur reste à distance riant seulement de ses névroses . Certes son parcours de vie, obnubilé par la réussite pour se faire sa place au soleil ( une place méritée vue le travail et le talent ) que dis-je , briller au firmament des étoiles ne manque pas de panache mais finalement ce sont ses films qui le racontent le mieux. 

Certes Wood Allen s’est appliqué à la tâche n’omettant aucun détail depuis ses débuts comme humoriste, gag man puis scénariste, acteur puis metteur en scène avec la réalisation de Lily la tigresse...Sans  oublier ses déboires variés et pour les plus riants , narré avec une lucidité et un humour propre  à lui . 

Un bon point dans cet entrelac entre vie professionnelle et vie privée ? Ses considérations sur le fonctionnement de l’industrie cinématographique et tout le petit monde satellisé autour: acteurs, auteurs, décorateurs, metteurs en scène …Et quelques souvenirs truculents sur ses rencontres avec quelques géants du cinéma comme John Huston, Cassavetes, Marlon Brando .

Soit dit en passant , Woody Allen éditions Stock .traduction : Marc Amfreville et Antoine Cazé

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Ciao de Mario Testino : buongiorno Italia !

20 Juin 2020, 13:19pm

Publié par leboudoirdemadame

Vous aimez l’Italie ? Vous aimez la mode ? Vous aimez la photo ? Ciao  de Mario Testino aux éditions Taschen est pour vous . 

Genèse de l’ouvrage : il était une fois un jeune homme : Mario Testino, péruvien de naissance ( il est né à Lima)  qui dans les années 70 part à Londres apprendre entre autre …l’Italien !

Est-ce la sonorité joyeuse de la langue de Dante qui déjà aiguillonne son envie de partir en Italie?  Toujours est-il que Mario met le cap sur Rome et Florence: un choc culturel auquel  -il a déjà l’oeil-  s’ajoute  celui pour la mode « vivante » de la rue. 

« Rome était à la pointe des dernières tendances, et de nouveaux styles les plus frais, et j’ai adoré la manière dont les Italiens pouvaient se débarrasser du dernier look pour un autre, encore plus à la mode, sans jamais perdre leur identité. » 

Vient alors une rencontre avec una bella ragazza , Franca Sozzani  editeur dans le groupe de presse Conde Nast . Franca donne sa chance à Mario : une série de photos pour Vogue Italie. 

La suite, sa carrière de grand photographe de mode, on la connaît : plus de quarante ans de photos mettant en scène la couture de grands stylises et couturiers : Versace, Valentino, Gucci, Dolce Gabanna des pièces de mode mis en scène par des mannequins qui deviendront des stars.

Ce que le commun des mortels connaît moins, c’est la passion de Mario Testino pour cette Italie non seulement de l’apparence «  l’allure toujours changeante du style de vie effervescente des Italiens »  mais aussi celle plus personnelle voire intime pour sa culture et la « bonua vita » qui s’exprime dans les fêtes, les processions, les lieux mythiques ( Palio de Sienne, le grand canal à Venise, la Fontaine de Trévise …. ) .

Ciao révèle en grand format ( et en poids : près de 3 kilos ) ce journal personnel où les images débordantes de couleurs, de joie de vivre, d’instantanés, d’exubérance et aussi de ferveur révèle l’ excellence de l’Italie : son savoir vivre .

A noter: l'introduction  éclairée de Alain Elkann , écrivain et journaliste. 

Ciao, Mario Testino , éditions Taschen 

 

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A lire : Lord Byron par Salvatore Schiffer

17 Juin 2020, 16:29pm

Publié par leboudoirdemadame

Qu’est-ce que l’on sait sur le fond de Lord Byron ? 

Certes qu’il était l’incarnation du génie poétique romantique mais encore…Qu’il était un dandy au demeurant fort débauché, tourmenté et coupable de relations incestueuses avec sa demie soeur Augusta-Marie Byron . 

C’est là où les esprits qui s’échauffent quand la morale est en jeu, s’en tiennent .

Moi j’ai eu envie d’en savoir plus même si je l’avoue sans vraiment connaître son oeuvre . Seul l’homme Byron m’intéressait .Et bien, de surprise en révélations et propos personnels de la part de lord Byron,  j’ai été gâtée au-delà de ce que j’imaginais après la lecture de cette biographie de Daniel Salvatore Schiffer.

Je crois que parce que Lord Byron a dans son âme et dans sa chair tout vécu, initié, crée commis, enduré, supporté, rejeté, provoqué , il est un des rares hommes a être passé semble-t -il par toute la palette des émotions humaines, certaines fussent-elles discutables . 

Ne disait-il pas : « Le grand objet de la vie est la sensation.Sentir que nous existons , fût-ce dans la douleur .C’est ce « vide important » qui nous pousse au jeu - à la guerre-au voyage- à des actions quelqueconques mais fortement senties, et dont le charme principal est l’agitation qui en est inséparable."

Intelligent, brillant, visionnaire, cultivé, exalté il a tout expérimenté, se jetant dans des situations, où sa nature ,lucide et extra sensible, voire visionnaire lui laissait entrevoir bien avant l’heure des dénouements jusqu’au tragique .

Il en sera ainsi jusqu’à sa mort à Missolonghi en Grèce à l’âge de trente six ans . 

Ses dernières paroles balbutiées a son médecin  en témoignent : « vos efforts pour sauver ma vie seront vains .Je dois mourir; je le sens.Je ne regrette rien .Je ne regrette pas la vie, car je suis venu en Grèce pour terminer mon existence pénible. »

A noter:cette biographie s’enrichit de textes d’auteurs qui par le passé et présentement se sont intéressés à Lord Byron . Ainsi, André Maurois, Lampedusa, Gabriel Matzneff… et de beaucoup de lettres et notes personnelles de Byron lui même .

Lord Byron par Daniel Salvadore Schiffer , Folio biographies, éditions Gallimard

 

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Prêt pour L' opération Sweet Tooth de Ian McEwan ?

5 Avril 2020, 11:42am

Publié par leboudoirdemadame

Qu’est-ce qu’il risque d’arriver a toute personne, lecteur compulsif ?

De devenir agent secret et comme pour Serena Frome dans ce roman de Ian Mc Ewan au MI5, la légendaire agence de renseignements anglaise !!!!

Etudiante lambda dans les années 70, dotée tout de même d’une licence en mathématiques, Serena intègre le MI5 un peu par hasard.

Disons qu’elle se laisse porter par une passion pour un vieux professeur à Cambridge et ex agent pendant la dernière guerre.Et de fil en aiguille..

Novice, Serena passe par tous les stades de la formation commençant comme…femme de ménage chargée de « nettoyer » d’anciennes planques .

On est en pleine guerre froide et lutte contre l’IRA. Autant dire que le MI5 s’active.

Une fois formée, jaugée, évaluée ,  ses supérieurs demande a Serana d’infiltrer l’univers d’un jeune auteur prometteur : Tom Haley .Et la connaissant, ce qui doit arriver arrive : elle s’amourache de ses nouvelles et du monsieur ! On peut être agent secret et avoir un coeur d’artichaut !

Ce roman, entre thriller et roman psychologique qui porte le nom de l’opération dont est en charge Serena Frome est assez jubilatoire et fourmille de situations assez cocasses.

La prose de McEwan, fluide comme La Tamise porte le lecteur entre réalité et fiction, faisant aussi de la littérature et de sa place dans nos vies un personnage central d’ Opération Sweet Tooth.

Une bonne raison pour être convaincu de lire ce livre que je trouve très original ,renouvelant le genre de l'énigme policière .

Opération Sweet Tooth, Ian McEwan, , edts Gallimard.

 

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A lire : Avril enchanté d' Elizabeth Von Arnim

1 Avril 2020, 10:00am

Publié par leboudoirdemadame

 

Il est des livres que l’on voudrait ne jamais terminer tant il procure de bonheur.. . Avril Enchanté en fait partie.
Ecrit dans les années 1910 par Elizabeth Von Arnim, Avril Enchanté raconte le séjour en Italie de quatre londoniennes qui lassées du quotidien : mari, fog… se retrouvent à louer par le biais d’une petite annonce, un château noyé dans la verdure et le bleu de la mer . Bien sûr aucune de ces femmes ne se connaissent entre elles avant de débarquer dans ce lieu enchanteur qui va agir sur elles comme un révélateur de personnalité…. D’ âge , de goût et de statut social différents, elles vont ensemble faire l’ apprentissage de la liberté : liberté de penser, liberté d’aimer, liberté de s'affranchir de tabous et autres principes victoriens… Une audace que dans ce début du vingtième siècle, l’aristocratique Elizabeth Von Arnim narre avec beaucoup de finesse , légèreté , humour, causticité (d'autant qu'elle sait se moquer de ce milieu, le sien !). Sa plume, doublée d'un très aigu sens de l'observation, court sur le papier avec une complicité et joie évidentes avec le lecteur .
Avril Enchanté , Elizabeth Von Arnim collection Domaine Etranger, 10/18, éditions Salvy.
Extrait : "Le ciel nuageux de l'Italie les surprit tant elles s'attendaient à trouver le grand soleil. Mais que leur importait ? N'étaient-elles pas en Italie où les nuages semblent des anges potelés? Les deux jeunes femmes toutes à l'exaltation de leur premier voyage, ne quittaient pas des yeux les paysages qui défilaient devant la fenêtre de leur compartiment.Même la nuit elles éprouvaient une grande joie à sentir que chaque tour de roue les rapprochait du but".

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