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leboudoirdemadame

La constance de Constance….

27 Novembre 2014, 18:01pm

Publié par leboudoirdemadame

Très jolie et poétique exposition à l'Espace des Femmes-Antoinette Fouque- à Paris .Elle révèle un art un peu confidentiel en France ,celui de la peinture Nihon-ga. Celle-ci a séduit un jour, Constance Heim de Balsac, une architecte passionnée par le Japon et qui comme d'autres élèves du maître en la matière- Yiching Chen- a travaillé sur le sujet pendant des années .Le résultat aujourd'hui ? Cette exposition "Chen Yiching et ses élèves". Rencontre avec Constance autour de ses tableaux

Qu'est-ce que la peinture Nihon-ga ? Que possède-t-elle que la peinture occidentale n' a pas et qui vous a séduit ? Où peux-t-on la voir exposée ?

"La peinture Nihon-ga ( littéralement Japon peinture) s'appuie sur une tradition picturale, sur des matériaux et matières naturelles toujours fabriqués et utilisés comme autrefois: papier washi, pigments minéraux ,feuilles d'or , d'argent et des techniques anciennes : marouflages, colle, utilisation des feuilles de métal, des pigments, superposition de différentes couches, etc...mais qui permettent une grande liberté de création.Toujours l'alliance du passé et du présent.On peut voir cette peinture lors de très rares expositions en Europe. Ou plus facilement au Japon bien sûr et aux Etats-Unis."

Comment expliquez-vous votre intérêt pour la calligraphie sino-japonaise? Y voyez-vous un rapport avec votre profession ,l'architecture ?

"Mon attirance provient de la beauté des stèles gravées vues lors de mon voyage en Chine en 1992. Stèles de pierres gravées il y a très longtemps et toujours exposées dehors. Alliance du passé et du présent.Sculptures? Eléments d'architecture? Les deux à la fois?La calligraphie des idéogrammes, qui est un des arts martiaux du Japon, oblige à penser les vides comme les pleins. Tout comme en architecture".

Comment avez-vous connu votre maître Yichin Chen ? Qu'est-ce qui vous a semblé le plus difficile à acquérir dans son enseignement?

"J'ai connu Yiching Chen à l'occasion d'un stage au Musée Guimet.La patience est la chose qu'il m'a été le plus difficile à acquérir.Si la calligraphie, qui est l'expression en un geste de l'instant présent, le Nihon-ga demande une immense patience pour le séchage entre les différentes couches qui composent le tableau".

Avez-vous d'autres projets d'expositions? Vos souhaits en la matière?

"Grâce au cours de Yiching Chen, j'ai pu incorporer toutes les techniques de la peinture Nihon-ga dans mes créations afin d'essayer d'atteindre un style joyeux, harmonieux et enchanteur…un travail lent et minutieux aussi pour l'instant , je n'ai pas d'autres projets d'exposition. Mais j'espère qu'il y en aura d'autre…il suffit de travailler beaucoup."

Exposition "Chen Yiching et ses élèves" Nihon-ga ,L'Espace des femmes- Antoinette Fouque-, 35 rue Jacob 75006 Paris .Jusqu'au 6 décembre 2014. Tel: 01 42 22 60 74. WWW.desfemmes.fr

Art Nihon-ga, Constance Heim de Balsac

Art Nihon-ga, Constance Heim de Balsac

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Expo Borgia: y aller ou pas ?

19 Novembre 2014, 07:02am

Publié par leboudoirdemadame

Expo Borgia: y aller ou pas ?

Si l'on considère cette exposition comme témoignage de la Renaissance dans un contexte précis ,alors ,ne boudez pas votre plaisir: courrez voir Les Borgia au musée Maillol car sinon oui, l'on reste un peu sur sa faim : trop peu de pièces stricto sensu y racontent intimement cette famille. D'où le sentiment de manque , d'expo "inhabitée" désertée par ses membres les plus célèbres ! Emouvant certes, la mèche de cheveu de Lucrèce ( troisième fille de Rodrigo Borgia ) pieusement remisée dans un reliquaire en malachite ou le masque mortuaire de Laurent le Magnifique mais çà ne suffit pas.Les Borgia dans l'imaginaire collectif ,ne représentent-ils pas l'incarnation des turpitudes humaines ?Violence, ambition, incestes, assassinats, luxure ne transparaissent pas dans les pièces exposées dont pas mal voir trop, d'oeuvres religieuses...un comble !Sorte d'absolution , d'expiation ?

On se consolera avec quelques tableaux ou manuscrits exceptionnels dûment signés notamment par Mantegna ( Saint Georges ) , Michel Ange ( Trois vues d'une tête de barbu,portrait présumé de César Borgia) , Lucas Cranach l'Ancien ( Martin Luther et sa femme) , Verrochio ( Saint Jérôme ), Raphaël ( portrait du cardinal Alexandre Farnèse) ...: une "belle brochette" et sorte pour nous de clin d'oeil au.. restaurant du musée Le Cortigniana (ouvert aussi le vendredi soir ) qui propose une carte Borgia très bien achalandée avec par exemple le risotto Borgia , des raviolis aux champignons,myrtille et crème de Tallegio .Là au moins on peut "déguster" du Borgia sans risque de s' empoisonner!Expo Les Borgia et leur temps Musée Maillol,59-61 rue de Grenelle 75007 Paris.Tel:0142225958. Du 1è septembre 2014 au 15 février 2015.DL

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le trio infernal :chorizo, veau, calamars ...

16 Novembre 2014, 10:19am

Publié par leboudoirdemadame

le trio infernal :chorizo, veau, calamars ...

Inspiré par la cuisine Catalane, ce plat terre/mer en fait, un mixte veau/calamars/chorizo cuit à l'étouffée dans une cocotte en fonte ( par exemple type Le Creuset).De quoi vous dépayser avec des saveurs très typées.

Pour cette recette il vous faut:

- 1 kilo de viande de veau maigre comme pour une blanquette

- 600 grs de calamars coupés en lanières épaisses plus les têtes entières

- 8 rondelles un peu épaisses de chorizo piquant.Ne lésinez pas sur la qualité ! c'est lui à qui revient l'honneur de parfumer le plat.

- un hâchi d'oignon rouge/petits oignons blanc/un peu de céleri branche

- un verre de vin blanc sec

- trois gousses d'ail

- une 1/2 cuillère de paprika

-une pincée de safran filaments

- un jus de citron

-sel,poivre

L'art et la manière .Faites rissoler la viande quinze à vingt minutes dans de l'huile d'olive. .Otez et réservez. A la place, versez les calamars et faites revenir dix bonnes minutes.Au besoin rajoutez un peu d'huile. Otez et versez à la place le mélange haché menu :d'oignon rouge (un seul suffit) /petits oignons blancs et le céleri branche. Faites dorer sans attacher.Otez.

Dans la cocotte vide versez l'ensemble de tous les ingrédients: viande, calamars, condiments et ajoutez dessus le chorizo. Salez un peu,poivrez et ajoutez les gousses d'ail coupé en deux.Ensuite, versez le verre de vin blanc sec,le jus de citron .Saupoudrez de safran..Fermez la cocotte et dans le creux du couvercle, versez de l'eau .Faites mijotiez à feu moyen 1h 30 /45 .Surveillez de temps en temps. Au moment de servir, réduisez le fond de sauce. Servez ce plat accompagné d'un riz sauvage et comme vin,un cru de Bourgogne par exemple un Chorey-les-Beaune 2011 de chez Joseph Drouhin.Recette Alice Desfourneaux.

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Comment réussir sa meringue...

15 Novembre 2014, 10:54am

Publié par leboudoirdemadame

Comment réussir sa meringue...

A l'approche des fêtes de Noël, vacherin,Pavlova se rappellent à nos papilles. Chez le pâtissier ces desserts ont un prix que l' on ne veut peut-être plus payer eu égard en plus à la matière première: du blanc d'oeuf ! Donc, réalisons soi- même sa recette de meringue.

Après avoir arpenté de long en large le net avec des sites spécialisés où les temps de cuisson s'échelonnent entre 1h ,3h voir plus et avec des subtilités qui découragent l'idée de s'y mettre, Alice Desfourneaux a expérimenté sa propre recette qui se révèle …un succès .Certes, deux indispensables ont été "réquisitionnés":un four électronique Inverter Cuisine Panasonic et un robot Cuisine System 5200 XL Magimix équipé d'un fouet spécial batteur à blancs.

A noter: la meringue pour certain(e)s ami(e) est le dessert des anges! Joli ! .En ce qui me concerne, elle est ma madeleine de Proust: le souvenir d'une délicieuse vieille dame, Fernande ,grand mère paternelle d'une amie, Danièle.C'était la fête quand elle en faisait.Imaginez:un four à pain en brique, posé au milieu d'un jardin de campagne et ces meringues qui rôtissaient ,bombées et saupoudrées ensuite de vermicelle de sucre de toutes les couleurs.

La recette : quatre blancs d'oeufs ( assez gros) sortis une heure avant du frigidaire et 2OO g de sucre semoule. C'est tout. On verse le blanc dans la cuve du Magimix équipé du batteur à blancs .On ajoute une pincée de sel et hop en marche pendant huit minutes.Après une minute,on verse à intervalle régulier le sucre .Au bout de ces huit minutes ,le batteur émet un petit bruit crissant : c'est signe que ce blanc a durçi . Ensuite mise en forme de la meringue soit en petit tas comme sur la photo ( un coup à prendre pas évident la première fois ) ou étalé sur une plaque revêtue dans les deux cas de papier sulfurisé. Dans le four préalablement chauffé à 150° on enfourne pendant 1h45 et on laisse refroidir dans le four fermé. Voilà, la meringue est prête à être dégustée ou mise en forme pour réaliser un vacherin ,une Pavlova ou une autre recette meringuée .Recette Alice Desfourneaux.

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Un homme un vrai : Olivier de Kersauson

12 Novembre 2014, 17:06pm

Publié par leboudoirdemadame

Un homme un vrai : Olivier de Kersauson

Inutile d'avoir doublé le cap Horn ou plus modestement le cap Lizard pour lire Olivier

de Kersauson. Pas de doute le "Capitaine" sait conter l'essentiel dans ses ouvrages: la liberté de faire ce que l' on aime quoique l'on fasse ou qui que l'on soit ! Et avec rigueur morale.

Après Ocean's Songs donc - une ode à ces mers du globe qu'il a sillonnées depuis 1967 ,Olivier de Kersauson récidive en cette fin d'année avec "Le monde comme il me parle" (éditions du Cherche Midi ) son ouvrage le plus intime d'entre tous.

Il y a longtemps lors d'un festival du film axé sur l'aventure,ce grand taiseux m'avait révélé être "un bleuet enfoui au coeur d'un bloc de granite" . Je l'ai toujours cru et "Le monde comme il me parle" en apporte une fois de plus la preuve !

Pudeur, courage, sagesse, honneur ,gentillesse ,modestie,volonté, tact sont indissociables de son expérience d'homme et de marin: autant de clés pour nous nous apprendre ce qu'est un homme -marin ou pas - un vrai. "Le monde comme il me parle" ,Olivier de Kersauson, éditions du Cherche Midi. DL

Extrait :"On ignore,par exemple,la souffrance de l'autre.On ne peut y accéder.Mais on peut en tenir compte. Il faut faire très attention.Ne pas ajouter du chagrin au chagrin.Je pense souvent à cela.Sur la route,en voiture, un type qui roule doucement devant vous,il est malvenu de le klaxonner car on ne sait pas quelle est la taille du fardeau qu'il porte.On n'a pas le droit d'en rajouter même un gramme.Comme on ne sait pas la souffrance de celui qui est à côté de vous,qu'on ne peut la percevoir,il faut se comporter de telle façon que jamais notre attitude n'augmente cette souffrance. On doit s'interdire d'ajouter à la douleur de l'autre".

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Interstellar de Christopher Nolan

6 Novembre 2014, 18:59pm

Publié par leboudoirdemadame

Et bien voilà: la terre dépérit car polluée, soumise aux désordres climatiques …Il n'en faut pas plus pour décider un fermier de l'Alberta , ex-pilote d'élite ( çà tombe bien !) de s'envoler aux confins de l'univers à la recherche d'une planète viable. Certes la Nasa lui force un peu la main mais en bon citoyen, il accepte de sacrifier l'espoir de revoir ses enfants pour cette grande cause censée assurer la préservation de l'espèce humaine .. .Grosso modo voilà ce dont il s'agit avec pour acteurs principaux Matthew McConaughey, Anne Hataway,Michael Caine. Ce scénario ,d'abord proposé à Spielberg qui finalement attérira chez Christopher Nolan , n'a rien de neuf mais par les temps qui court s'abstraire de notre planète terre ne fait pas de mal .Cela suffit -il pour transporter le spectateur ? On peut en douter ! Des images superbes de voyage dans l' espace et aussi de la province d' Alberta ravagée par la sécheresse et la poussière ,donnent toute la pleine mesure de ce film : la démesure ,une qualité louable mais pas là.Disons-le : Interstellar pêche par excès d'ambition . C'est là où le bât blesse .Christopher Nollan semble courir trop de lièvres à la fois en voulant faire passer une flopée de messages: vie éternelle, esprit de sacrifice, altruisme, force de l'amour, civisme, don de soi….On s' y perd en même temps que l'équipage d'Interstellaire qui lui, à la recherche cherche d'un "trou de ver" ( sorte de trou noir permettant d'emprunter un raccourci spatio-temporel) s'égare dans l'espace ! Quant aux dialogues , farcis de termes techniques et d'allusions métaphysiques obscures , ils nous gâchent la route à suivre,la seule que l'on puisse comprendre et apprécier : l'amour qui transcende l'espace temps. Bref si là haut on viellit moins vite que sur terre, le spectateur , coincé dans son fauteuil ,peut craindre lui ,d'avoir perdu deux heure quarante neuf ( durée du film ) de son temps de pauvre terrien….

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Un Cahier ludique sur Picasso

27 Octobre 2014, 12:31pm

Publié par leboudoirdemadame

Qui était vraiment Picasso ?

La question est posée et une ou plutôt des réponses s'esquissent dans le très ludique Cahier de L'Herne PICASSO.Ludique car l'ouvrage fourmille d'entrées diverses: portraits de lui par des personnalités comme Carl Gustav Jung; reproduction de gravures annotées aux thèmes humoristiques ( on pense à "Des poils sur les jambes","Poisson chat", "Jambes en l'air" ); lettres reçues signées par exemple de René Char, Guillaume Apollinaire ,Paul Morand...une pléthore de témoignages, puisque comme le souligne un texte de Laure Collignon archiviste-paléographe " Picasso gardait tout".

Pour donner une idée de cette manne,il faut savoir que ce sont plus de 120000 pièces d' archives personnelles qui ont été confiées à l'état. Les contributeurs de ce Cahier de trois cents cinquante pages ont affiné le portrait de Picasso peintre, mais aussi d'un Picasso sculpteur, et écrivain dont l'humour et la gaieté enchantaient l' oeuvre et la vie. Un Picasso plus intime est dévoilé notamment au début du Cahier avec un entretien avec Claude Picasso,son fils.Il ouvre pour ainsi dire le bal: une fête des yeux, de l'esprit, du coeur. Cahier de L'Herne PICASSO dirigé par Laurent Wolf et Androula Michael. DL

Photo David Douglas Duncan

Photo David Douglas Duncan

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Faut-il lire "Tristesse de la terre" d' Eric Vuillard?

25 Octobre 2014, 14:07pm

Publié par leboudoirdemadame

De quoi s'agit-il ? De l'histoire de Bill Cody alias Buffalo Bill, un ancien employé de chemin de fer qui a fait de son Wild West Show,la première machine a divertir à l'échelon mondial. Imaginez:"1200 pieux,4000 mats,30 000 mètres de cordage,23000 mètres de toiles,10000 pièces de bois et de fer " à monter et démonter chaque jour, bref, un chapiteau itinérant avec un succès tel que la "troupe" traversera l' Atlantique pour se produire en Europe comme par exemple en Angleterre et en France. Au finish en presque vingt ans : 40 000 spectateurs chaque jour !

L'intérêt de "Tristesse de la terre"", ne réside pas dans le décorticage de ce Wild West Show mais à la présence des "comédiens" : des Indiens rescapés du génocide,embauchés pour rejouer leur extermination avec en tête d'affiche le grand chef Sitting Bull qui un jour lassé, fuira ce cirque pour rejoindre sa tribu relégué a vivre dans un camp...Tel un archéologue, Eric Vuillard lève le voile sur la tragicomédie qui se joue à chaque représentation, révélant le désespoir et la déchéance de ce peuple exterminé, réduit à se produire en spectacle pour survivre.Faut-il néanmoins lire Tristesse de la terre ?

Là ou un Jean-Christophe Rufin apporte du souffle ,de l'empathie, Eric Vuillard dresse une sorte de bilan comptable, un réquisitoire à charge bien sûr contre l'homme blanc mais sans panache ni émotion ! Ceçi dit à chacun de se faire son jugement mais l'on peut s'étonner de l'enthousiasme d'une certaine critique qui adule peut être un peu trop "Tristesse de la terre" .De plus, ce livre, court en pages est comme "gonflé " par un ajout au demeurant très attachant mais sans lien direct avec les Indiens du Wild West Show : l'histoire inouïe et magique de Wilson Alwyn Bentley ,un jeune adolescent du Vermont qui devenu adulte -un peu fou- ,consacrera sa vie à l'étude de la nature et la mise en photo des... flocons de neige. Soit au finish, des milliers de clichés dont certains parus dans le National Geographic inspireront le joaillier Tiffany et vaudront à Wilson notoriété et respect dans le monde entier.DL

Extrait de chapitre baptisé Neige: "Alors, il se lance dans une quête formidable,minuscule et formidable.Il photographie des centaines de flocons.Miracle.Il n'y en a pas deux qui se ressemblent.Et pendant que Buffalo Bill, de ville en ville,lève son stetson dix fois,cent fois, dans le ronron des applaudissements, Wilson découvre une infinie variété derrière ce qu'il croyait sembable.Il découvre que ce qui parait a première vue identique, indiscernable,eh bien, vu de très près,lorsque le vent fouette, que le froid vous mord,si on arrête un instant de respirer,si on se blottit tout au creux de ses impressions,alors cela se sépare,se particularise,se distingue.Et on ne sait même plus s'il existe bien quelque chose que l'on peut appeler la neige, les flocons de neige, car ils sont tous différents, égaux et dissemblables, étrangement singuliers" .

Faut-il lire "Tristesse de la terre" d' Eric Vuillard?

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A méditer ....

20 Octobre 2014, 08:12am

Publié par leboudoirdemadame

ce florilège de citations dûment signées

"Cultivez votre différence" ( Jean Cocteau )

"Ce qui fait la beauté des choses,c'est notre attitude personnelle" ( Olivier de Kersauzon)

"Quelqu'un qui vous aime c'est quelqu'un qui vous veut du bien"(Françoise Sagan)

"qu'on ne me parle de rien qui soit petit" ' Le Bernin)

"l'homme n'est que poussière,c'est dire l'importance du plumeau" ( Alexandre Vialatte

"Parce que c'était lui, parce que c'était moi" ( Montaigne)

"On est de son enfance comme on est d'un pays" ( François Mauriac)

"Beaucoup de gens se sentent mal dans leur peau parceque ce n'est pas la leur" ( Romain Gary)

"Pour juger quelqu'un,juger les intentions qu'il vous prête" (Paul Valéry)

"j'ai le dégoût très sûr" ( Jules Renard )

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Ce jour là chez Alain Ducasse...

18 Octobre 2014, 14:10pm

Publié par leboudoirdemadame

" Une auberge avec quelques chambres,un jardin,une piscine,une cuisine, des saveurs et du silence" ...Comme le laisse suggérer le petit dépliant informatif,une halte à La bastide de Moustiers d' Alain Ducasse ne peut que signifier béatitude et bonheur gustatif,le tout noyé dans quatre hectares de verdure:pins et arbustes aromatiques....avec héli-surface...A peine franchi, plus prosaiquement le porche de la Grésolière, la terrasse aménagée en salle à manger d'été,le personnel sanglé pour certains dans de rustiques tabliers façon cuir piqûre sellier,accueille le convive avec gentillesse et simplicité. Deux tables de Brésiliens et une table de Russes ajoutant une touche d'humeur très festive...
On pourrait penser que cette communion avec la nature environnante donnerait des ailes à la cuisine qu'on pourrait légitimement imaginer de pays donc d'une belle facture provençale....Il faut bien le dire : quelle déception! Si Alain Ducasse on le sait privilégie dorénavant l'authentique,le terroir faisant la part belle aux légumes, racines "nobles" comprises ( renonçant même à la viande dans son restaurant parisien du Plaza Athénée ),la cuisine ce jour là à La bastide de Moustiers stagnait dans le neutre côté saveurs et voire le banal quand aux plats proposés dans le menu à 62E : volaille fermière cernée de petits légumes sans goût aucun et également le dessert : un moëlleux au chocolat,sempiternelle douceur servie partout. Certes les produits sont d'une qualité irréprochable - un signe distinctif bien légitime pour une "auberge" de ce type- mais il leur manque l'essentiel: la magie, la patte qui aurait dû faire ce déjeuner un moment gouteux, inoubliable.On est loin de la cuisine parfumée de Marc Veyrat où celle d' Alain Passard ! Curieusement, ce sont les pré apéritifs et autres mises en bouche qui éveillent l'attention et réveillent un peu les papilles tirant leurs épingles du jeu comme par exemple cette compotée de figues fraîches avec amandes et noix ou cette verrine mousseuse de potiron saupoudrée d'un soupçon de graines de fenouil...Même l'entrée : une cocotte de petit épeautre de Sault a du mal a décoller malgré ses petits lardons .Bref on se dit qu'au pays des cigales, la cuisine de La bastide de Moustiers ne chante pas! Dommage ....La bastide de Moustiers Les maisons d' Alain Ducasse ,chemin de Quinson ,04360 Moustiers-Sainte-Marie. Tel. + 33 4 92 70 47 47.www.bastide-moustiers.com.

Ce jour là chez Alain Ducasse...

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