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leboudoirdemadame

Humeur : conseil à celles qui ne réfléchissent pas ou plus

28 Août 2020, 10:51am

Publié par leboudoirdemadame

Anesthésiés par le clé en main,  le "on pense pour moi" les gens ne réfléchissent plus. Cette scène dans un super marché :une cliente se désespérait de ne pas trouver une alternative à un savon de Marseille jugé trop gros  ( 400 grammes) ! 

"Mais voyons madame "coupez - le en  quatre "....

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Ciao de Mario Testino : buongiorno Italia !

20 Juin 2020, 13:19pm

Publié par leboudoirdemadame

Vous aimez l’Italie ? Vous aimez la mode ? Vous aimez la photo ? Ciao  de Mario Testino aux éditions Taschen est pour vous . 

Genèse de l’ouvrage : il était une fois un jeune homme : Mario Testino, péruvien de naissance ( il est né à Lima)  qui dans les années 70 part à Londres apprendre entre autre …l’Italien !

Est-ce la sonorité joyeuse de la langue de Dante qui déjà aiguillonne son envie de partir en Italie?  Toujours est-il que Mario met le cap sur Rome et Florence: un choc culturel auquel  -il a déjà l’oeil-  s’ajoute  celui pour la mode « vivante » de la rue. 

« Rome était à la pointe des dernières tendances, et de nouveaux styles les plus frais, et j’ai adoré la manière dont les Italiens pouvaient se débarrasser du dernier look pour un autre, encore plus à la mode, sans jamais perdre leur identité. » 

Vient alors une rencontre avec una bella ragazza , Franca Sozzani  editeur dans le groupe de presse Conde Nast . Franca donne sa chance à Mario : une série de photos pour Vogue Italie. 

La suite, sa carrière de grand photographe de mode, on la connaît : plus de quarante ans de photos mettant en scène la couture de grands stylises et couturiers : Versace, Valentino, Gucci, Dolce Gabanna des pièces de mode mis en scène par des mannequins qui deviendront des stars.

Ce que le commun des mortels connaît moins, c’est la passion de Mario Testino pour cette Italie non seulement de l’apparence «  l’allure toujours changeante du style de vie effervescente des Italiens »  mais aussi celle plus personnelle voire intime pour sa culture et la « bonua vita » qui s’exprime dans les fêtes, les processions, les lieux mythiques ( Palio de Sienne, le grand canal à Venise, la Fontaine de Trévise …. ) .

Ciao révèle en grand format ( et en poids : près de 3 kilos ) ce journal personnel où les images débordantes de couleurs, de joie de vivre, d’instantanés, d’exubérance et aussi de ferveur révèle l’ excellence de l’Italie : son savoir vivre .

A noter: l'introduction  éclairée de Alain Elkann , écrivain et journaliste. 

Ciao, Mario Testino , éditions Taschen 

 

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A lire : Lord Byron par Salvatore Schiffer

17 Juin 2020, 16:29pm

Publié par leboudoirdemadame

Qu’est-ce que l’on sait sur le fond de Lord Byron ? 

Certes qu’il était l’incarnation du génie poétique romantique mais encore…Qu’il était un dandy au demeurant fort débauché, tourmenté et coupable de relations incestueuses avec sa demie soeur Augusta-Marie Byron . 

C’est là où les esprits qui s’échauffent quand la morale est en jeu, s’en tiennent .

Moi j’ai eu envie d’en savoir plus même si je l’avoue sans vraiment connaître son oeuvre . Seul l’homme Byron m’intéressait .Et bien, de surprise en révélations et propos personnels de la part de lord Byron,  j’ai été gâtée au-delà de ce que j’imaginais après la lecture de cette biographie de Daniel Salvatore Schiffer.

Je crois que parce que Lord Byron a dans son âme et dans sa chair tout vécu, initié, crée commis, enduré, supporté, rejeté, provoqué , il est un des rares hommes a être passé semble-t -il par toute la palette des émotions humaines, certaines fussent-elles discutables . 

Ne disait-il pas : « Le grand objet de la vie est la sensation.Sentir que nous existons , fût-ce dans la douleur .C’est ce « vide important » qui nous pousse au jeu - à la guerre-au voyage- à des actions quelqueconques mais fortement senties, et dont le charme principal est l’agitation qui en est inséparable."

Intelligent, brillant, visionnaire, cultivé, exalté il a tout expérimenté, se jetant dans des situations, où sa nature ,lucide et extra sensible, voire visionnaire lui laissait entrevoir bien avant l’heure des dénouements jusqu’au tragique .

Il en sera ainsi jusqu’à sa mort à Missolonghi en Grèce à l’âge de trente six ans . 

Ses dernières paroles balbutiées a son médecin  en témoignent : « vos efforts pour sauver ma vie seront vains .Je dois mourir; je le sens.Je ne regrette rien .Je ne regrette pas la vie, car je suis venu en Grèce pour terminer mon existence pénible. »

A noter:cette biographie s’enrichit de textes d’auteurs qui par le passé et présentement se sont intéressés à Lord Byron . Ainsi, André Maurois, Lampedusa, Gabriel Matzneff… et de beaucoup de lettres et notes personnelles de Byron lui même .

Lord Byron par Daniel Salvadore Schiffer , Folio biographies, éditions Gallimard

 

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Centre Var : centre du monde ? La Provence ...

21 Mai 2020, 08:42am

Publié par leboudoirdemadame

Jean Giono l’a racontée et fêtée toute sa vie, immortalisant par des images inoubliables les plus beaux villages où la chaleur attise les parfums de romarin, thym et autres herbes provençales campant bien là sa personnalité : sauvage, généreuse, rude parfois et ..unique .
La crise actuelle liée au coronavirus recentre les projets d’évasion et de voyages vers des destinations proches qu’on  aura plaisir à découvrir ou a redécouvrir .La provence verte du centre Var à l’abri du tourisme de masse nous immerge dans des particularismes qui font de chaque village provençal, une exception . Oh pas besoin d’aller loin ! La preuve ? Prenez une carte routière et a partir d’un point compas même imaginaire, déployer le fil d’Ariane : Cotignac, Lorgues, Flayosc,  Salernes, Entrecasteaux, Le vieux village des Arcs, Ampus …. 
Beaucoup de ses villages ancestraux ( parfois de vraies forteresses ) campés sur des pitons rocheux dominant le massif des Maures, offrent des possibilités d’escapades où l’histoire et l’art nourriront le visiteur de découvertes inoubliables, relayées bien sûr par quelques belles pauses gourmandes entre bistrots et tables étoilées. Ajoutez à cela, les domaines vinicoles, et la boucle est bouclée sans être fermée. 
Pour vous mettre l’eau à la bouche et le verre de rosé aux lèvres,  découvrons aujourd’hui Cotignac à l’ombre de son mystérieux rocher.
En bas de la  célèbre falaise, le cours Gambetta ombré par des platanes centenaires donne la pleine mesure de ce village : majestueux et préservé ! Une fois admiré son lavoir, sa célèbre fontaine, Il faut s’enfoncer dans les vieilles rues et venelles et débouchant sur des petites places, découvrir par exemple ses anciens hôtels particuliers dont certains dans la partie basse, accueillent des galeries d’art où échoppes d’artisans: potiers ( par exemple: Penelope ) ...et belles boutiques de décoration comme  L'Intemporel. Un voyage dans le temps qui s’harmonise en alternance avec le marché provençale hebdomadaire et  avec ceux dits "aux potiers" et à la brocantes où l’on déniche des trésors. 
Une pause au Café du cours ou chez Paulette Glacier et hop on clôt cette randonnée par une visite chargée d'histoire : Notre Dame de Grace, un des lieux les plus visités du département . Dominant les collines environnantes, ce sanctuaire témoigne de la venue en son temps de Louis XIV et sa mère Anne d'Autriche en remerciement de sa naissance. DL 

Pour plus de renseignements : Office de tourisme de Cotignac. Pont de la Cassole, 83570 Cotignac.Tel 04 94 04 61 87.

( photo jk  copyright )

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Une vie : Marguerite Duras

1 Mai 2020, 16:44pm

Publié par leboudoirdemadame

Ce n’est pas tant l’explication de l’oeuvre littéraire et cinématographique (abondamment commentée) de Marguerite Duras qui m’intéressait dans cette biographie qui la raconte mais sa vie .Et bien je n’ai pas été déçue .Certes je la savais excessive, démoniaque , tyrannique, égocentrique, narcissique mais là au fil des pages en même temps que se bâtissait sa légende, tout un pan de sa personnalité s’est fait jour pour moi sur un constat d’une vie personnelle tellement dramatique qu’elle fait de Marguerite Duras un personnage de tragédie .

L’héroine de ses romans c’est elle bien qu’elle s’en soit défendue, s’égarant souvent dans des contradictions dont elle s’affranchissait ,masquée par un bon mot, une pirouette ! Marguerite Duras est ce qu’elle montre !

Je ne suis pas assez « Durassienne « dans l’ âme, groupie de son oeuvre pour comprendre les méandres de cette vie, dopée par le sexe et l’alcool mais de l’Indochine où elle est née à la rue Saint Benoît à Paris, fin de son parcours, cette vie de lutte intérieure m’a assez touchée car elle ne l’a pas épargnée.

Un père disparu quand elle était enfant, une mère qui ne l’aimait pas, un frère qui la battait..Ajoutez à cela pour complaire à cette mère indifférente, quelques égarements… tout y passe ! Plus tard ses choix politiques, culturels emmêleront la perception de cet écrivain  . Ce qui l’a sauvée ( vu de l’ extérieur ) c’est son intelligence , son intuition . Brillante élève elle est devenue ce que l’on sait !

»On ne peut pas écrire sans la force du corps.Il faut être plus fort que soi pour aborder l’écriture ,il faut être plus fort que ce qu’on écrit « disait -elle .Forte elle l’a été jusqu’à se détruire…

Marguerite Duras, Laure Adler , Gallimard

 

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Confinement : et si Paris était devenu un village ?

19 Avril 2020, 14:15pm

Publié par leboudoirdemadame

Et si  Paris était devenu un village , une parenthèse enchantée ? Dès l’aube, les oiseaux y  chantent et s’éparpillent dans les arbres. Pas un bruit mais une sorte de langueur que seul un coup de vent parfois balaye comme le fait un trait de lumière oscillant sur un mur lisse ….Oui nous sommes en ville et tout est plus facile, détendu . Curieux paradoxe !

Des « confinés »  s’ébrouent sur leurs balcons et chaque après-midi ,certains s'y posent pour lire des heures, deviser un moment .…Il en est même, des hommes  qui se la jouent balnéaire, endossant chemisette et short de bain ! Les femmes ? Elles parlent . De jardin, de roses, de livres  …Même les chiens a défaut de pouvoir sortir pour se dégourdir les pattes font la sieste à leurs pieds . 

Dès l'heure des repas, des pigeons s'ébrouent , prestes à fondre sur les miettes de pain qu'une invisible  âme charitable leur lance . Observation : plus de mendiants, plus de touristes. Que des locaux. 

Le samedi soir,  concert chanté comme dans un théâtre de verdure ! Se croirait-on à Aix ? On ne voit pas mais on entend la musique. Le dernier morceau coïncidant à 20h avec les bravos en hommage aux soignants, clôt cet intermède devenu un rituel  .  

Une rare voiture glisse sur la chaussée, relayée par un autobus sans passager. Les vitrines des boutiques de mode ont oublié que c'était le printemps .Elles restent figées sur l’hiver. Le matin tôt , la jeune garde des  sportifs  « sort du bois », elle court  à petite foulée sur des trottoirs désertés. On ne se cogne plus au passant ,on trace sa route direct ! 

Et quand l’ heure des courses arrive , le parisien redécouvre les boutiques de quartier : le boucher,  le fromager ,le sacro-saint épicier !!!!  Tout est là : légumes, fruits, salades... On regarde, on soupèse ,on choisit ...On devise aussi !  A défaut de travailler, le client s’épanche . Il a du temps re découvrant du coup le bonheur d’en perdre sans limite  ! Les parisiens qui se sont « carapatés « auraient-ils eu tort  ? 

 

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Prêt pour L' opération Sweet Tooth de Ian McEwan ?

5 Avril 2020, 11:42am

Publié par leboudoirdemadame

Qu’est-ce qu’il risque d’arriver a toute personne, lecteur compulsif ?

De devenir agent secret et comme pour Serena Frome dans ce roman de Ian Mc Ewan au MI5, la légendaire agence de renseignements anglaise !!!!

Etudiante lambda dans les années 70, dotée tout de même d’une licence en mathématiques, Serena intègre le MI5 un peu par hasard.

Disons qu’elle se laisse porter par une passion pour un vieux professeur à Cambridge et ex agent pendant la dernière guerre.Et de fil en aiguille..

Novice, Serena passe par tous les stades de la formation commençant comme…femme de ménage chargée de « nettoyer » d’anciennes planques .

On est en pleine guerre froide et lutte contre l’IRA. Autant dire que le MI5 s’active.

Une fois formée, jaugée, évaluée ,  ses supérieurs demande a Serana d’infiltrer l’univers d’un jeune auteur prometteur : Tom Haley .Et la connaissant, ce qui doit arriver arrive : elle s’amourache de ses nouvelles et du monsieur ! On peut être agent secret et avoir un coeur d’artichaut !

Ce roman, entre thriller et roman psychologique qui porte le nom de l’opération dont est en charge Serena Frome est assez jubilatoire et fourmille de situations assez cocasses.

La prose de McEwan, fluide comme La Tamise porte le lecteur entre réalité et fiction, faisant aussi de la littérature et de sa place dans nos vies un personnage central d’ Opération Sweet Tooth.

Une bonne raison pour être convaincu de lire ce livre que je trouve très original ,renouvelant le genre de l'énigme policière .

Opération Sweet Tooth, Ian McEwan, , edts Gallimard.

 

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A lire : Avril enchanté d' Elizabeth Von Arnim

1 Avril 2020, 10:00am

Publié par leboudoirdemadame

 

Il est des livres que l’on voudrait ne jamais terminer tant il procure de bonheur.. . Avril Enchanté en fait partie.
Ecrit dans les années 1910 par Elizabeth Von Arnim, Avril Enchanté raconte le séjour en Italie de quatre londoniennes qui lassées du quotidien : mari, fog… se retrouvent à louer par le biais d’une petite annonce, un château noyé dans la verdure et le bleu de la mer . Bien sûr aucune de ces femmes ne se connaissent entre elles avant de débarquer dans ce lieu enchanteur qui va agir sur elles comme un révélateur de personnalité…. D’ âge , de goût et de statut social différents, elles vont ensemble faire l’ apprentissage de la liberté : liberté de penser, liberté d’aimer, liberté de s'affranchir de tabous et autres principes victoriens… Une audace que dans ce début du vingtième siècle, l’aristocratique Elizabeth Von Arnim narre avec beaucoup de finesse , légèreté , humour, causticité (d'autant qu'elle sait se moquer de ce milieu, le sien !). Sa plume, doublée d'un très aigu sens de l'observation, court sur le papier avec une complicité et joie évidentes avec le lecteur .
Avril Enchanté , Elizabeth Von Arnim collection Domaine Etranger, 10/18, éditions Salvy.
Extrait : "Le ciel nuageux de l'Italie les surprit tant elles s'attendaient à trouver le grand soleil. Mais que leur importait ? N'étaient-elles pas en Italie où les nuages semblent des anges potelés? Les deux jeunes femmes toutes à l'exaltation de leur premier voyage, ne quittaient pas des yeux les paysages qui défilaient devant la fenêtre de leur compartiment.Même la nuit elles éprouvaient une grande joie à sentir que chaque tour de roue les rapprochait du but".

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Clic-Clac la photo du jour

29 Mars 2020, 11:26am

Publié par leboudoirdemadame

Jooging en appartement : un circuit bien établi ,musique sur les oreilles, stop au ravitaillement ...2,5 kms !

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Voyager sans risque en Italie avec un polar de Donna Leon !

29 Février 2020, 14:15pm

Publié par leboudoirdemadame

Par les temps qui courent pourquoi ne pas voyager en Italie mais chez soi en lisant par exemple un polar de Donna Leon ? Elle est douée Donna Leon parce qu’ avec sa trentaine de romans ayant pour thème exclusif, Les Enquêtes du Commissaire Brunetti, son talent a maintenir le suspens ne s’est jamais démenti même si parfois, enfin c’est mon avis, une petite baisse de régime s’est ressenti …( qui n’en a pas ?). Les disparus de la lagune, un de ses derniers romans sortis en poche, accroche le lecteur in petto telle l’amarre des puparins, ces petites barques, proches parentes des gondoles qui naviguent entre les îles au large de la Sérénissime. Par un concours de circonstance qui ne manque pas de piquant, Guido Brunetti s’extrait de son enquête en cours pour faire une pause longtemps rêvée dans l’île de San Erasmo où la tante de Paola, son épouse , possède une maison. Farniente proche de l'inaction ? Certes pas ! Entre parties de pêche, lecture de Pline l’ancien, navigation avec Casati ( un ami de son père ) dès l’aube , les journées sont bien remplies pour Guido jusqu’au moment ou en sa qualité de commissaire , il se retrouve a devoir enquêter sur le terrain avec une affaire qui le touche de près. Les seuls témoins du drame qui s’est joué ? les canards de la lagune et les essaims d’abeilles de son ami Casati. Ce qui est sympathique dans ce polar, outre son suspens psychologique, c’est la poésie bucolique dans lequel il est « empaqueté » entre terraferma ( la terre ferme ) et cette lagune que Donna Leon dépeint si bien . Bref on navigue avec plaisir sous sa plume jusqu’au port : le dénouement . Un dénouement qui ne se révèle qu’ à la dernière page .Pas de doute, elle est douée la dame .Les disparus de la lagune, Donna Leon, éditions Calamnn-Levy ,collection Points . Excellente traduction de Gabriella Zimmermann

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