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C’est la conclusion que l’on peut faire en refermant la biographie de près de six cents cinquante pages consacrée à Steve Jobs par Walter Isaacson après deux ans d’ interviews, et de rencontres avec Steve Jobs, sa famille, ses collaborateurs ainsi que de conversations rapportées avec des  personnalités comme Barack Obama ,Bill Gates…  Mais que l’on ne se méprenne pas : il ne s’agit pas d’un ouvrage technique brossant l ’historique fascinante (et mouvementée) de la compagnie « à la pomme » : Apple mais de la vie d’un homme  qui comme le précise la quatrième de couverture « a changé le monde » . C’est là où le lecteur, conquis, sous le charme même dit « chapeau l’artiste »  et s’incline devant tant de talent ! Détermination, volonté, intelligence, créativité font les grands créateurs mais dans le cas de Steve Jobs s’ ajoute aussi une pensée visionnaire teintée d’un certain mysticisme qui aboutit à  un « grand tout  » : une œuvre  .  

Dès les premières pages, on est fasciné par cette histoire digne d’un conte de fées : Steve Jobs l  ’enfant abandonné et précoce qui adolescent  sous l’œil de son père adoptif, Paul  Jobs  « invente » dans le garage familial une station d’écoute qu’ il installera dans un placard ! La proximité de la célèbre Silicone Valley lui fait côtoyer la crème de l’ingéniérie informatique . Ainsi, il entre au Club des Explorateurs de Hewlett-Packard . « J’ étais aux anges …L’apothéose pour  moi, ce fut quand j’ai vu le premier ordinateur de bureau que HP développait …à mes yeux, il était la beauté incarnée ».

On connaît la suite : la création d’ Apple ( avec son compère Steve Wozniak), des Mac et ses satellites : I Pod, IPad ...la grande aventure d’ I Tunes qui révèle la passion de Steve Jobs pour la musique, le rachat de Pixar à Georges Lucas qui lui permettra de sortir Tin Toy, Oscar 1966 du meilleur court métrage  d’animation. Cet inventeur, ce conquérant avait une vision lapidaire de  la société : d’un côte les nuls de l’autre  les génies ! .Imaginez alors ses colères, ses exigences qui finalement lui ont permis de créer des merveilles avec le souçi  constant de la simplicité  « la sophistication suprême » : une devise empruntée à Léonard de Vinci .Sans complaisance l’ouvrage de Walter Isaacson lève le voile sur le  caractère difficile voir tyrannique de Steve Jobs dont  l’ ego « réclamait de laisser une trace dans l’histoire » .

Au crépuscule de ses jours, Steve Jobs s’interrogeait sur la mort, la possibilité d’une vie dans l’au-delà .Walter Isaacson relate une dernière conversation avec lui à ce sujet : il demeura silencieux un long moment. Et dit : « Mais, d’un autre côté, peut être que c’est comme un interrupteur on/off. Clic et plus rien ! ». Il marque une nouvelle pose et esquissa un sourire. « C’est sûrement pour cela que je n’ai jamais aimé les interrupteurs on/off sur les produits Apple ». A lire :Steve Jobs par Walter Isaacson ( edts Jean - Claude Lattès ) et aussi pour comme lui  « Think  Different » D.L

 

 

 

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