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leboudoirdemadame

Prêt pour "Revenir à Vienne" ?

27 Septembre 2020, 11:13am

Publié par leboudoirdemadame

 

On est en 1946 après la guerre : Felix von Geldern, un homme jeune, réfugié Autrichien vit à New York avec sa famille. Il est en passe de demander la nationalité américaine. Les questions fusent dans le bureau de l’émigration au 70 Colombus avenue : » êtes-vous prêt a jurer de ne servir d’autre pays que l’Amérique » ? « Savez-vous que le pays dont vous venez cessera d’être le vôtre » ? « Souhaiteriez-vous revivre en Autriche « ? Réponse de Felix von Geldern  : « Non . Les Autrichiens ne se sont pas défendus contre Hitler en 1938. Beaucoup d’entre eux le voulaient même.Le 10 avril 1938, quatre-vingt-dix-sept pour cent d’entre eux l’ont élu ». 
Fort de ce constat, sa décision est  prise : il sera américain. Contre toute attente, son oncle lui demande de revenir à Vienne pour défendre les intérêts de la famille spoliée par la guerre. Flanqué de Viktoria, sa grand-mère paternelle, dernier témoin des fastes austro-hongrois des Habsbourg, il est propulsé dans une ville détruite et ironie du sort, « contrôlée » par l’armée américaine.
S’en suit une confrontation avec son passé où plane l’inconnu, et ce qui achèvera de semer le doute dans l’esprit de Felix, ses retrouvailles avec Gertrude, l' amour de jeunesse qu’il croyait disparu.
Entre révélations dévastatrices de la part de Gertrude, ses rencontres avec d’anciens congénères dont certains ont servi Hitler, Felix von Geldern devra dénouer les bons et mauvais fils de son histoire personnelle pour se déterminer et adopter l’ Amérique comme patrie.
Ne nous trompons pas, Revenir à Vienne n’a pas uniquement pour personnage principal un homme mais un mot : l’exil . C’est ce qui rend ce roman, construit sur l’expérience de l’auteur ( celui-ci à la montée du nazisme a quitté l’Autriche pour les Etats-Unis ) comme véridique d’autant que l’urgence de certaines situations oblige les protagonistes a tailler dans le vif et agir .Une leçon de survie et de vie riche d'enseignements ....dl 
 
Revenir à Vienne, Ernst Lothar, éditions Liana Levi piccolo  , traduction de l'allemand ( Autriche) par Elisabeth Landes .Sortie en librairie le 1er octobre.

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Lire ou ne pas lire: Soit dit en passant de Woody Allen ?

1 Septembre 2020, 15:09pm

Publié par leboudoirdemadame

Cela fait deux mois que je me pose la question : que penser de Soit dit en passant, l’autobiographie de Woody Allen parue cet été aux éditions Stock avec quelques péripéties… .

Et bien je l’avoue pas grand chose . J’ai foncé bille en tête pour la lire, dopée uniquement par l’intérêt pour ses films ( je n’en rate jamais un ) .Voilà le malentendu donc le hic : croire que j’y prendrais du plaisir comme en me régalant avec Annie Hall, La rose pourpre du Caire, Manhattan …Bref je me suis ennuyée !

Woody Allen a écrit une sorte de journal mais l’écriture ,dès le début comme automatique, gâche la lecture par manque de sensibilité . La plume est précise, nourrie d'anecdotes et souvenirs mais elle reste froide et la page, inerte ! Enfin c’est mon impression.

Le monsieur reste à distance riant seulement de ses névroses . Certes son parcours de vie, obnubilé par la réussite pour se faire sa place au soleil ( une place méritée vue le travail et le talent ) que dis-je , briller au firmament des étoiles ne manque pas de panache mais finalement ce sont ses films qui le racontent le mieux. 

Certes Wood Allen s’est appliqué à la tâche n’omettant aucun détail depuis ses débuts comme humoriste, gag man puis scénariste, acteur puis metteur en scène avec la réalisation de Lily la tigresse...Sans  oublier ses déboires variés et pour les plus riants , narré avec une lucidité et un humour propre  à lui . 

Un bon point dans cet entrelac entre vie professionnelle et vie privée ? Ses considérations sur le fonctionnement de l’industrie cinématographique et tout le petit monde satellisé autour: acteurs, auteurs, décorateurs, metteurs en scène …Et quelques souvenirs truculents sur ses rencontres avec quelques géants du cinéma comme John Huston, Cassavetes, Marlon Brando .

Soit dit en passant , Woody Allen éditions Stock .traduction : Marc Amfreville et Antoine Cazé

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