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leboudoirdemadame

Voyager sans risque en Italie avec un polar de Donna Leon !

29 Février 2020, 14:15pm

Publié par leboudoirdemadame

Par les temps qui courent pourquoi ne pas voyager en Italie mais chez soi en lisant par exemple un polar de Donna Leon ? Elle est douée Donna Leon parce qu’ avec sa trentaine de romans ayant pour thème exclusif, Les Enquêtes du Commissaire Brunetti, son talent a maintenir le suspens ne s’est jamais démenti même si parfois, enfin c’est mon avis, une petite baisse de régime s’est ressenti …( qui n’en a pas ?). Les disparus de la lagune, un de ses derniers romans sortis en poche, accroche le lecteur in petto telle l’amarre des puparins, ces petites barques, proches parentes des gondoles qui naviguent entre les îles au large de la Sérénissime. Par un concours de circonstance qui ne manque pas de piquant, Guido Brunetti s’extrait de son enquête en cours pour faire une pause longtemps rêvée dans l’île de San Erasmo où la tante de Paola, son épouse , possède une maison. Farniente proche de l'inaction ? Certes pas ! Entre parties de pêche, lecture de Pline l’ancien, navigation avec Casati ( un ami de son père ) dès l’aube , les journées sont bien remplies pour Guido jusqu’au moment ou en sa qualité de commissaire , il se retrouve a devoir enquêter sur le terrain avec une affaire qui le touche de près. Les seuls témoins du drame qui s’est joué ? les canards de la lagune et les essaims d’abeilles de son ami Casati. Ce qui est sympathique dans ce polar, outre son suspens psychologique, c’est la poésie bucolique dans lequel il est « empaqueté » entre terraferma ( la terre ferme ) et cette lagune que Donna Leon dépeint si bien . Bref on navigue avec plaisir sous sa plume jusqu’au port : le dénouement . Un dénouement qui ne se révèle qu’ à la dernière page .Pas de doute, elle est douée la dame .Les disparus de la lagune, Donna Leon, éditions Calamnn-Levy ,collection Points . Excellente traduction de Gabriella Zimmermann

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Dans les pas des Vikings et de la construction de l'Europe

24 Février 2020, 16:44pm

Publié par leboudoirdemadame

 
Les Vikings sur leurs Drakkars ont le vent en poupe auprès des passionnés . Que soit sur les plate-forme de streaming , dans des jeux vidéos, leur histoire se raconte autour de celles de chefs légendaires comme par exemple sur Netflix celle de Ragnarr Lodbrok « aux braies velues » et ses fils dans la série Vikings de Michael Hirst ( série que je conseille vivement) Tout cela pour dire que si le sujet passionne, chercher a en savoir plus pour faire le tri entre le vrai, le faux et le romancé est un réflexe évident!
Bonne pioche avec Les Vikings, Vérités et Légendes de Jean Renaud qui a puisé aux meilleurs sources de l’archéologie et de l’histoire pour nous faire connaître leurs moeurs, leurs coutumes, leurs croyances, comprendre leur soif d’aventure et surtout la part qu’ils ont pris a conquérir et a forger en partie l’Europe !
Jean Renaud qui est un spécialiste du sujet et a publié une dizaine d’ouvrage sur ce thème des Vikings , a eu l’habileté de présenter les chapitres de cet ouvrage très didactique par des questions que chacun ,en bon novice qu’il est peut légitimement se poser : « Les Vikings sont-ils uniquement des guerriers? , Le premier duc de Normandie est-il un Viking ? Ragnarr Lodbrok et ses fils conquièrent-ils l'Angleterre ? La femme Viking est-elle l’égale de l’homme ? Le Valhalla est-il le paradis des Vikings ? Les Vikings menacent-ils plusieurs fois Paris ? Les Vikings sacrifient-ils des être humains ? .
Un procédé très habile qui en plus de « dégrossir » de plein pied le savoir sur ces guerriers légendaires (femmes comprises ) ouvre la porte pour le lecteur à d’autres explorations non seulement culturelles, historiques mais aussi littéraires …( Les Vikings Vérités et légendes, Jean Renaud ,éditions Perrin ) .Un voyage dans le temps qui ne manque pas de surprises pour en savoir plus sur nos propres racines .
Les Vikings, Vérités et Légendes par Jean Renaud, éditions Perrin .

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Deux romans en un : Le Défi de Vita Sackville-West

11 Février 2020, 09:07am

Publié par leboudoirdemadame

 

Le genre "roman à énigme" est courant bien sûr mais moins malgré tout que celui qui en cumule deux comme Le Défi, censuré dans les années 20 par peur du scandale surtout dans la famille de l'auteur ...J'ai nommé Vita Sackville-West .

Grande plume britannique ( Toute passion absolue, L'Héritier, Haute Société…), l’une des étoiles montantes de groupe de Bloomsburry pendant l'entre-deux-guerres avec comme figure de prou Virginia Woolf, Vita dépeint en fait par un jeu de miroirs subtiles entre des personnages fictifs ( Julian et Eve ) sa relation amoureuse avec son amante Violet Trefusis .

Les éléments du » décor » : une déclaration d'amour cryptée sous le soleil de l île d' Hérakleion au sein d'un groupe bercé par les mondanités mais dont l'hégémonie est contestée….Le roman « avoué » raconte la tentative de Julian pour rendre cette île indépendante avec une succession de rencontres plus ou moins mondaines et surtout politiques, le tout grenouillant entre intérêts personnels et altruisme. 

Un contexte habile pour confronter Julian amoureux d’ Eve à toutes une galerie de situations et de sentiments exacerbés, permettant ainsi à Vita Sackville-West d’exposer puissamment et sans tabou sa passion pour Violet . 

Le lecteur ignorant de ce tour de passe- passe ne verra dans ce roman à clé qu’une intrigue sociale mais quand l’heure aura sonné de découvrir la vérité, Le Défi, n'ayant été publié en Angleterre qu'en...1973 après un demi-siècle de censure, on saisira mieux le but de l’auteur : une ode à l’amour libre avec une tension qui va crescendo   au fur et à mesure de la lecture …

On peut comprendre après coup que cette confession masquée ait pu tant ébranler l’époque  les bonnes moeurs de l' aristocratie britannique . Epuisé depuis 25 ans,  Le Défi  est réédité aujourd'hui  par les éditions Autrement . Serez-vous tenté de le lire ? 

Extrait . « Elle était seule dans sa chambre. Elle avait été tellement chavirée qu’elle était à présent tout a fait épuisée, éteinte. Elle fermait les yeux comme sous la pression d'une douleur . Elle baillait, mais le souffle de sa respiration atteignait à peine ses lèvres .Elle était assise près de la fenêtre ouverte. Elle errait dans la pièce, se rasseyait, puis se relevait encore et passait sans cesse sa main sur son front, ou la pressait à la naissance de sa gorge.Le ciel était sans lune et seules les étoiles brillaient au-dessus des gouffres de la mer. Elle apercevait  la longue bande de petites lumières d’ Hérakleion et le fanal rouge au bout de la jetée.Elle entendait les cris au loin et, parfois un coup de feu .Le lit était défait. Elle ne portait que son châle espagnol, jeté sur une longue chemise de nuit . Ses cheveux, en tresse épaisses, pendaient. De temps à autre, en un murmure, elle prononçait ce seul mot : Julian!  »

Le Défi, Vita Sackville-West, éditions Autrement, A noter : la préface  de Nigel Nicholson, , le fils de Vita Sackville-West et de Harold Nicholson. 

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En toutes saisons à Paris : La Maison du Jardin de Philippe Marquis

5 Février 2020, 15:22pm

Publié par leboudoirdemadame

Rare de trouver un restaurant de quartier qui ne déçoive pas! Comprenez par là : qui sert de bons plats à prix sans extravagance et le tout avec une qualité de service digne d'un étoilé et où l'on puisse y aller "à la bonne franquette" ou pour une  occasion plus formelle : dîner d'affaires ou intime ! Au menu donc par le détail : La Maison du Jardin, Paris 6è.

Le lieu . Proche du Sénat, au presque début de la rue de Vaugirard, en tout cas à proximité du jardin du Luxembourg dont il emprunte le nom. Salle accorte, bien chauffée (c’est rare!) aux murs blancs décorés de photographies ( à l’honneur : les monuments de Paris)  et démultipliée en trois volumes à l’esprit salon assez cosy et en tout cas calme. Banquettes, chaises confortables et tables nappées de blanc. Au fond de la salle, un bar dont on peut penser que le soir, l'activité bat son plein  . 

La clientèle. Testée à l’heure du déjeuner, on peut dire que La Maison du Jardin se révèle par une clientèle de quartier, fidèle, saupoudrée de provinciaux en famille venus là par recommandation. Si l’on décode cela veut dire, une moyenne d’âge confirmée, une clientèle donc bourgeoise qui fidèle aux traditions de l’ancien temps en matière de restauration, apprécie la cuisine du même nom. Cela intègre quelques V.I.P comme par exemple celles en orbite dans les médias et surtout la littérature…. On taira leur nom par discrétion . 

La table. Des plats de terroir mais cuisinés sans pesanteur et qui fait la part belle et en toute équité autant aux viandes qu’aux produits de la mer. Chaque client y trouvera son bonheur ! Quelques noms de plats mijotés par Philippe Marquis, ex chef de la Ferme Sant-Simon  (et son second, Dipa ) dûment testés : Joues de boeuf  braisées, fondantes à souhait bien caramélisées ; Noix de Saint-Jacques accompagnées d’une galette au chou, jus de poularde et au démarrage :  Piquillos farcis, Terrine de canard sauvage. On peut aussi citer, la Pastilla d’agneau, la Pièce de boeuf grillée, l’ Aile de raie en pot au feu . Délicat, le soin apporté à la présentation avec moult herbes potagères, mixte de salade. 

Cerise sur le gâteau . Les desserts très variés ! A se pâmer comme ce Pain perdu de notre enfance accompagné ici d’un sorbet. Autres options : L’ île flottante, la Crème brûlée à la noisette, le Gratin de framboises ou l’Assiette tout chocolat …A noter : le service très gentil, prévenant et s’exprimant avec des mots simples, chaleureux  et non pas dans ce verbiage prétentieux  du style « bonne dégustation » !!!! 

Les formules . Dûment expliquées . Au choix . Entrée, plat et dessert 37 E. Entrée, plat ou plat, dessert : 30, 80 E . Au déjeuner : Plat et verre de vin, 27 E. Entrée-plat ou plat-dessert 23,30 E  + verre de vin ou bouteille d’eau ( 33 cl)  et café, 27, 50E ( plats à choisir sur la petite ardoise pour ensemble de la table. ).Et bien sûr, restauration à la carte . 

L’adresse. La Maison du Jardin , 27 rue de Vaugirard 75006 Paris .Tel: 01 45 48 22 31 . 

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