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leboudoirdemadame

Sur les pas d'Erik Satie avec Le gentleman de velours de Richard Skinner aux éditions Autrement

14 Décembre 2019, 15:37pm

Publié par leboudoirdemadame

Aborder une oeuvre musicale nouvelle pour soi exige je trouve de connaître son auteur. C’est mon point de vue ! Dans le cas d’Erik Satie, c’est d’autant une obligation tant est complexe et déroutant ce compositeur qui a rompu avec le classicisme .

Si on doute de cette vérité , outres ses Gymnopédies , Gnossiennes , ou « trois morceaux en forme de poires » ( nom donné par Satie en réponse à Claude Debussy, son ami qui lui reprochait amicalement que son art « souffrait d’une indigence de forme » ), on se doit de voir et écouter Relâche, une sorte d’ « interlude cinématique » , crée par lui en 1924 en collaboration avec Picabia et porté à l’écran par un jeune réalisateur du nom de René Clair . Ainsi on saisit d’emblée l’originalité au sens propre du terme d’Erik Satie

Reste ensuite à plonger avec délice dans Le Gentleman de velours , un roman biographique rédigé par Richard Skinner , qui a le mérite de nous raconter d’un ton léger, les événements marquants dans la vie d’Erik Satie, considéré à l'époque par bon nombre de ses détracteurs comme un amuseur, un mystificateur et qui on doit bien le reconnaître , ne faisait rien pour casser cette image .

D’ailleurs, un article paru dans Le Figaro à son décès rend compte de ce malentendu !Son auteur y écrit : « Ce musicien, dont l’influence sur l’évolution de la musique contemporaine française a été considérable, n’a pas toujours été bien compris ; mais, en même temps, il a fait tout tout ce qu’il a pu pour favoriser cette situation » .

Riche d’anecdotes, ce livre où Erik Satie apparaît comme un personnage de fiction ( mais tellement vivant ), se fonde bien sûr sur des sources exactes. Dans cette belle promenade narrative qu’offre Richard Skinner entre Montmartre et Arcueil où a vécu le maître aux cent parapluie et sept costumes en velours, on y croisera aussi parmi ses amis et connaissances outre Debussy : Man Ray, Brancusi, ,Marcel Duchamp, Fernand Léger, André Breton….et quelques femmes comme la comtesse de Polignac, mécène fidèle . Le gentleman de velours , un homme à histoires et qui a écrit magistralement en partie celle de la musique d’aujourd’hui .

Le gentleman de velours, Richard Skinner, éditions Autrement collection Les grands romans.

 

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Terrine de poisson aux langoustines: n'en faites pas tout un plat !

8 Décembre 2019, 10:55am

Publié par leboudoirdemadame

Souvent on se fait tout un plat de réaliser une terrine .Viande, poisson ….il faut se lancer  car c'est facile et fait faire de sacrées économies ! Après avoir bûché sur quelques recettes, j’ai réalisé la mienne en piochant par çi par là en me faisant moi même mon opinion. ( surtout pour le mode de cuisson ) 

A l’affiche cette  terrine de terrine de poisson aux langoustines. 

Ce qu’il faut pour quatre à six gourmands :

- 400 grammes de filets de merlan

- 6 chairs de langoustines fraîches

- Trois oeufs 

- 2 tranches de pain de mie extra (sans la croûte)  assouplies dans du lait 

- 5 cl de crème fleurette

- un peu d’aneth frais

-un peu d’estragon frais 

- sel, poivre 

- quelques baies roses 

Dans un robot mixer, versez les filets de merlan , la mie de pain découpée , les jaunes d’oeufs,  la crème fleurette le sel, le poivre, l’aneth ,l’estragon  . Mixez . Versez dans un plat creux et laissez  en attente . 

Montez les blancs d’oeufs en neige très ferme et incorporez-les ( avec précaution )  petit à petit dans le mélange précédent . Coupez en dés la chair des langoustines et répartissez-les  dans la préparation . 

Versez le tout dans une terrine et décorez de quelques baies roses  . Posez la terrine avec couvercle au bain-marie ( eau chaude ) sur la lèche-frite  du four et faites cuire après préchauffage 1h 20 à 200 degrés . Surveillez le niveau d' eau et rajoutez-en au besoin.

Surveillez la cuisson en glissant une lame de couteau dans la préparation qui doit se raffermir petit à petit.  .Quand elle ressort sèche c’est cuit  ! Sortez du four  la terrine  et une fois froide, mettez-la  au réfrigérateur jusqu’au lendemain au moment de servir .

Accompagnez cette terrine d’une mayonnaise enrichie d’ estragon.

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Auguste Escoffier : mille vies en une !

7 Décembre 2019, 14:17pm

Publié par leboudoirdemadame

 

Si je dis «  Auguste Escoffier », certains rattachent le mot à la  cuisine d’apparat , celle d’un passé révolu par contre pour d’autres, le mot  ne parle pas, pourtant aujourd’hui, presque chaque foyer français a dans sa cuisine du bouillon Knor que ce « roi des cuisiniers »  a mis au point avec un certain Julius Maggi. 
Si je cite cette anecdote c’est pour situer l’étendue des réalisations d’Auguste Escoffier. 
Précurseur avant l’heure lui qui rejetait l’opposition entre tradition et innovation a en visionnaire redéfini toutes les professions dépendantes de l’art culinaire. Vous direz : mais en quoi cela peut-il nous intéresser ? Tout simplement par ce que c’est l’histoire hors norme d’un homme passionné, inventif  qui a su «  épouser le progrès et avec gourmandise » comme le dit Elodie Polo Ackermann dans ce livre . Un homme rare qui tel un aventurier du goût  s’est lancé dans la vie avec passion . Une bonne leçon d’optimiste, de confiance, de réussite  ! 
 
Apprenti au  Restaurant  français de Nice où il se frotte à une clientèle internationale, russe surtout  puis traiteur à Cannes au Faisan doré dans les années 1876,  ce fils de maréchal-ferrant  ( un moment artisan serrurier, cireur de chaussures)  fait ses armes. Il apprend, regarde, enregistre …. Moins de dix ans après, il monte à Paris,  prend les rênes du Petit Moulin Rouge, un des restaurants en vogue du second Empire  où il n’est pas rare de rencontrer dans un salon privé, le prince de Gales dînant avec le républicain Gambetta !  
 
Sa notoriété culmine quand ,après avoir été chef à l’ambassade de Grande-Bretagne, César Ritz lui confie les cuisines de son palace, le premier du genre offrant des prestations inconnues jusque là. Auguste Escoffier  y définit de nouveaux codes : le service de salle, l’art de la table « plaisir des yeux », la réorganisation de la cuisine . Là où une seule personne réalise un assiette du début à la fin ,il imagine la préparation séquentielle : viande, sauce, accompagnement,   formant des « spécialistes » : sauciers, rôtisseurs…
Dans le Livre des menus, il expliquera comment avec soixante collaborateurs, on pouvait désormais servir 500 convives en moins de deux heures ! » 
 
Entre temps, en 1870, il y aura  la guerre contre la Prusse et en place à Metz, chargé de nourrir l’état-major français , il fait avec peu, recycle les restes, se souvenant de cette époque quand plus tard chef au Carlton de Londres dont les cuisines avaient été mises à sac  , il devra réaliser dans l’urgence, un service de restauration digne de ce nom. Dans le même temps, il fera découvrir les produits du terroir français : truffe du Périgord,  beurre normand et breton, truite d’Auvergne… c’est aussi lui qui invente  le menu à prix fixe, la toque de chef...
 
Truffé d’anecdotes, de recettes aussi comme celles de ses fameuses pêches Melba ou dédiée à sa grande amie, les Fraises Sarah Bernhardt, ce livre raconte aussi l’histoire de la France qui grâce à Escoffier, exportera sa culture gastronomique  partout dans le monde ( il y placera  aussi plus de deux milles cuisiniers ) .En 1910 , il rédigera même un "projet d'assistance mutuelle  pour l'extinction du paupérisme".
 
En 1920, il raccrochera sa toque ayant fait rayonner la France et  la notion de belles tables, tradition qui perdure  encore aujourd’hui !
 
A noter : la préface de Thierry Marx qui parfois s’égare dans un plaidoyer pro domo 
 
Auguste Escoffier , Elodie Polo Ackermann  avec David Brunat, éditions Flammarion .

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Cuisine : l'heure du berger !

2 Décembre 2019, 17:14pm

Publié par leboudoirdemadame

Découverte dans un très vieux livre de recettes cette idée de présentation .A savoir : 

Une macédoine de légumes ( navets, petits pois, carottes, pommes de terre ,haricots verts ) ,placée dans un plat creux , tapissée de mayonnaise avec autour des rondelles fines de tomates et pour figurer les heures  : de fines lamelles de jambon ( ou saumon fumé ) et  pour les aiguilles et le tour de la pendule : des haricots verts . A noter la rondelle d'olive verte au centre des aiguilles !!!! .Le nom de cette salade ? L'heure du berger . Une présentation qui plaira aussi aux enfants .

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