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2015-11-26T09:53:19+01:00

La parisienne,la mode et les "crevettes" asiatiques

Publié par leboudoirdemadame

Les professionnels du tourisme, hôteliers en tête, envisagent de demander des aides financières suite à la désaffectation massive de de la clientèle étrangère après les attentats du 13 novembre .Bon même si çà se discute,passons …Espérons néanmoins que le secteur de l'habillement n'entreprendra pas une démarche similaire vu le désert qui règne dans les boutiques voir certains grands magasins huppés" avec un constat qui laisse perplexe : à courir les rayons à la recherche de vêtement de taille normale : 42/44 on s'aperçoit que les griffes ne semblent plus habillées que des crevettes asiatiques (ou poupées russes filiformes) genre taille 34 et à des prix cauchemardesques! La Française peut aller s'habiller ailleurs ou aller fesses à l'air !!! Une observation confirmée par un professionnel du secteur qui émet l'hypothèse que seule la clientèle asiatique interresse les modeux ! Pourquoi alors faudrait-il dédommager un secteur qui fait si peu cas de la parisienne et des Françaises? DL

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2015-11-21T14:22:08+01:00

A lire ou relire: Paris est une fête d'Hemingway

Publié par leboudoirdemadame
"Paris est une fête" à offrir dans La Pléiade, Gallimard
"Paris est une fête" à offrir dans La Pléiade, Gallimard

Décrivant sa vie dans la capitale pendant les années 20 ,"Paris est une fête " d'Ernest Hemingway est une déclaration d'amour à Paris .Mais que l'on ne s'y trompe pas : la notion de fête n'est pas un copier-coller sur le sens que les lecteurs d'aujourd'hui , jeunes pour la plupart peuvent lui donner. Oublier le champagne bien qu'Hemingway ne le boudait pas ! Il convient de replacer "l' action" du livre dans le contexte de l'époque : l'après guerre de 14/18 et sa génération perdue…les difficultés d'y vivre, de s'y faire une place,une réputation. Bien sûr les événements récents peuvent hélas y trouver une filiation ….Comment expliquer alors les cinq cents volumes vendus actuellement chaque jour ? .

Ex Jeune journaliste, écrivain prometteur (il n'a pour l'heure écrit que des nouvelles ) , Hem comme Hemingway se nomme , débarque à Paris et s'installe avec sa délicieuse épouse Hadley et son fils aîné dans un logement près de la Contrescarpe.Ils vivent d'amour , non pas d'eau fraîche mais de vin (grosse tendance pour le blanc avec, quand ils sont en fonds, du Pouilly Fussé accompagné d' huîtres ) et avec ,pour leur fils, Jack dit Bumby ( le futur père de Margaux et Marielle ) du lait de chèvre que les petites bêtes dociles livrent à domicile en bas des escaliers du logis ! Existence frugale mais débordante d'énergie, de talent , de promesses ...

Le livre commence par "Un bon café,sur la place Saint-Michel" dédié à l'écriture et au café crème .Ceçi dit ce premier chapitre décrit plutôt un Paris glauque qui s'éveille avec sa faune interlope…Hemingway est préoccupé par le souçi qu'il a de subvenir aux besoins de sa famille .Mais quand le talent est là….un jour il sera reconnu. Très vite, ce sont certaines rencontres qui donnent le" la " à "Paris est une fête " notamment celles avec Gertrude Stein qui "coachera" Hem des années durant, le recevant dans son appartement de la rue de Fleurus .On croise aussi le poète Américain Ezra Pound "et son bel esprit" : un délicieux ami .L'effervescence de Paris à cette époque se concentre du côté de Montparnasse,à la Closerie des Lilas dans l'ombre de Blaise Cendrars .A l'époque un café tout simple huppé intellectuellement .Pas ce lieu devenu prétentieux où il faut être vu !

"Paris est une fête" est comme une sorte de promenade enchanteresse car bien sûr, la personnalité de Hem ne lui fait pas rencontrer et côtoyer d'obscurs inconnus. Et il sait jouir des arbres en fleurs, des belles passantes, des bords de Seine.. . Bd Saint Germain ,il s'attable aux Deux Magots avec James Joyce . Un autre jour à la Closerie des Lilas ,il diserte avec Scott Fitzgerald l'énigmatique ( gare à son dangereux sourire ) qui l'entraînera à Lyon dans un aller-retour rocambolesque...

.Souvent seul quand il n'est pas aux courses à Enghien ( s'il est en fonds ) , on retrouve aussi Hem chez Lipp devant une salade de pommes de terre/cervelas…Un détour sur les quais toujours rive gauche , le situe cette fois chez Shakespeare and Compagny où Sylvia Beach la créatrice du lieu lui prête des livres qu'il n'a pas les moyens d'acheter.On le suit au fil des rues du 6è remontant la rue Bonaparte ,longeant le jardin du Luxembourg d'où il rejoint son domiçile perché sous les toits . A noter aussi quelques belles échappée au Tyrol .

"Paris est une fête" : un Paris devenu au fil des ans mythique. Si Paris est encore une fête,elle ne le demeure surtout que dans nos coeurs.Un Paris rêvé .Ceçi dit c'est déjà beaucoup. Extrait choisi :le final de "Paris est une fête" :

"Il n'y a jamais de fin à Paris et le souvenir qu'en gardent tous ceux qui y ont vécu diffère d'une personne à l'autre.Nous y sommes toujours revenus,et peu importait qui nous étions , chaque fois, ou comment il avait changé,ou avec quelles difficultés -ou quelles commodités - nous pouvions nous y rendre. Paris valait toujours la peine,et vous receviez toujours quelque chose en retour de ce que vous lui donniez .Mais tel était le Paris de notre jeunesse,au temps où nous étions très pauvres et très heureux ".

Paris est une fête, Ernest Hemingwa,Bibliothèque La Pléiade,Gallimard . Dominique Larue

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2015-11-10T17:10:17+01:00

Roselyne Madelénat et sa "petite robe noire" ….

Publié par leboudoirdemadame
un premier roman alerte et au thème douloureux ….
un premier roman alerte et au thème douloureux ….

Ecrire un roman tout le monde en rêve…Roselyne Madelénat avec sa plume alerte de journaliste l' a fait et sort son premier roman au titre très intrigant : "Je n'ai jamais eu de petite robe noire" aux éditions Hugo Roman . Avouez que c'est un titre qui parle aux femmes ! La psychologie,Roselyne connaît bien puisqu'elle a été rédactrice en chef de magazines comme Psycho et Sexo, Réponses Santé…Aujourd'hui c'est elle qui se confie et livre les dessous de cette "petite robe noire" qui raconte l'histoire d'une famille étouffée par un lourd secret...

Est-ce difficile de passer de l'écriture journalistique à celle du roman ?

"J’ai toujours voulu être écrivain. Et comme je l’écris dans mon livre « je voulais surtout faire Gallimard. » C’était un rêve absolu, sans doute est-ce la raison pour laquelle je ne m’y suis pas mise plus tôt. Il ne faut pas trop « toucher » aux rêves. Le plus difficile est de passer de l’ écriture journalistique à celle du roman comme vous dites, car on acquiert toujours des tics d’écriture dont personnellement j’ai du mal à me débarrasser. Je ne les vois même plus, c’est dire ! "

Votre héroïne Florence est-ce un peu vous quelque part ?

"Oui, je ne le nie pas, il y a beaucoup de moi chez Florence. Je crois que je lui ai tout de même rajouté des qualités, cette force, ce courage qu’elle déploie, moi, personnellement, je ne les ai pas toujours eu à certains moments T. Et des défauts, par exemple, je suis beaucoup plus pudique qu’elle…

Je n’ai pas écrit pour m’offrir une sorte de thérapie. Après le décès de mon père, j’avais envie d’écrire sur ma douleur et quand le livre a été terminé, je l’avais totalement apprivoisée .En même temps je n’ai pas terminé ce livre en 3 mois non plus…"

Le titre du roman est très intrigant. Cette "petite robe noire " Quel symbole revêt-il ? Et vous même n'en n'avez-vous jamais portée ?

"Je ris ! Un certain nombre de personnes ont glosé sur cette petite robe noire… ou son manque… Non, je n’ai jamais eu de petite robe noire parce que ça ne me va pas. Mais pas du tout ! J’ai l’air « tarte » là-dedans quelle que soit la forme…

Dans mon livre en revanche, on est loin de cette « sucrerie », ne pas avoir de petite robe noire est très significatif pour Florence. C’est en effet un code, un symbole – celui d’une jeune fille issue d’une famille bon genre - que sa mère se plaisait à prendre comme modèle et qui ne lui convenait pas du tout. Sa mère n’était pas l’exemple à suivre. Florence l’avoue d’ailleurs dans le dernier chapitre : « Je me suis construite contre toi. Je t’aimais, mais j’étais contre. » Cela va bien sûr au-delà de ces quelques mots et s’avère bien plus complexe, mais j’essaie de donner le ton,une piste en tout cas."

"Accroupie et grelottante ,je pisse dans la litière de mon chat .Là où il y a le plus de gravillons pour faire le moins de bruit possible, terrorisé à l'idée que mes parents pourraient se réveiller,entrer dans ma chambre sur ce spectacle navrant" …Votre roman démarre très fort et on constate que Florence,enfant a des ressources qui laissent augurer qu'elle possède une forte personnalité. Atout ou faiblesse ?

"Les deux à la fois ! Florence est tout de même une résiliente même si ce mot est aujourd’hui galvaudé. Et comme tous les résilients, elle est dotée d’une forte personnalité sous tendue par un fichu caractère… Enfant, elle rue dans les brancards, ce qui lui cause quelques ennuis tout de même et c’est un euphémisme ! Là où le bât blesse, c’est que toute leur vie ces personnes restent des rebelles. Florence est politiquement incorrecte".

Prêt a aborder un second roman ? Ou avez-vous tout dit ?

"Oh ! Je n’ai pas tout dit…J’imagine : « Ma vie après ma petite robe noire »… Ou « je n’ai pas de petite robe noire et alors ? » Blague à part, j’ai déjà commencé le second roman. J’ose le dire, j’écris pour mon bonheur. Je n’ai jamais été aussi heureuse que dans l’écriture de ce texte. J’inventais la vie… Je changeais le cours des choses… Je n’avais plus besoin de personne. J’étais tout simplement « moi dans ma création ». Une dose d’endorphines incroyable que je ne suis pas prête de lâcher ! Et puis l’écriture est une addiction, dans ma tête je suis toujours en train d’écrire. En ce moment, par exemple, je cherche un titre pour ce nouveau roman et j’en change tous les jours ou presque ! En revanche, je découvre qu’une fois publié, notre livre ne nous appartient plus. Il est aux lecteurs qui en font l’interprétation qu’ils veulent. Il faut savoir se blinder à ce sujet".

"Je n'ai jamais eu de petite robe noire ",Roselyne Madelénat, éditions Hugo Roman

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2015-11-06T08:27:49+01:00

William Boyd pour objectif….

Publié par leboudoirdemadame
le nouveau roman de William Boyd
le nouveau roman de William Boyd

Le génie de William Boyd avec son nouveau roman Les vies multiples d'Amory Clay c'est que dans ce "multiples", c'est une vie vraie ,vécue qui semble jaillir du livre. L' astuce ? Toute simple : William Boyd qui situe ce roman au lendemain de la Première Guerre mondiale jusqu'au années 80, raconte la vie de cette Amory Clay comme si elle avait existé en vrai et à tel point que le lecteur cherche sur internet des traces de cette jeune photographe,une des premières photographes femmes.

Il pousse même le "vice" à entrecouper les pages du roman avec des photos d'elle et de son entourage . Malin ! Cette jeune femme qu'on rencontre pour la première fois à Londres vit sa passion : la photo . Pour cette profession elle se fait déterminée, casse-cou alors qu'elle n'a rien d'une héroïne.

Les circonstances,les rencontres, les hasards de sa vie professionnelle et amoureuse la baladent elle et -entre autre- son Ensignette ou Leica dans le Berlin interlope des années 20 au New York des années 30 puis dans la France occupée avec quelques incartades du côté du Mexique sans compter Londres et l' Ecosse.

Une vie aventureuse dictée par sa passion: la photo. Cela la rend courageuse,aventureuse au risque souvent de se retrouver dans des situations périlleuses! En définitif ce ne sont pas les hommes qui mènent Amory Clay par le bout du nez et la "façonnent" mais son appareil photo! Et çà on aime.

Un roman à lire absolument car vrai ( en le refermant on se demande toujours si oui on on Amory Clay a existé!) et bien sûr par toutes celles et ceux qui ont la photo pour passion.

Les vies multiples d'Amory Clay, William Boyd, éditions Seuil. Dominique Larue

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