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2015-07-25T10:24:05+02:00

Catherine Velle ..."Un pas dans les nuages"

Publié par leboudoirdemadame
un auteur prolixe porté par la puissance  de son pays d'enfance:  les Cévennes...
un auteur prolixe porté par la puissance de son pays d'enfance: les Cévennes...

Sa plume, ses romans ont la puissance de son regard et la vigueur de sa chevelure; sa personnalité ,la classe et le talent de ses parents ( Frédérique Hébrard et Louis Velle ) et plus puisqu'elle est aussi la petite fille d' André Chamson.Rencontre avec Catherine Velle qui signe aujourd'hui son cinquième roman : Un pas dans les nuages" ( Anne Carrière Editions ) pétri par la terre de son enfance , les Cévennes.

Bien sûr,les Cévennes c'est votre terre de prédilection mais est-ce l'unique raison pour y avoir situé l'action de "Un pas dans les nuages" ?

Mes Cévennes à moi, c’est à dire le sud du versant cévenol du Massif Central, démarrent au Mont Aigoual, et rayonnent tout autour : de l’Abîme de Bramabiau à la Vallée du Bonheur, des montagnes du Lingas au lac des Pises, du village de l’Espérou à la petite station de ski de Prat-Peyrot, et jusqu’à Valleraugue. J’y suis venue depuis ma petite enfance avec parents et grands-parents, et j’ai presque appris à marcher sur les sentiers escarpés des chèvres, le long des béals qui serpentent dans les vallées de pommiers, et sur les pelouses d’altitude qui succèdent aux forêts profondes de hêtres, de sapins et de châtaigniers. C’est mon alpha et mon omega… et plus j’approfondissait la connaissance des lieux, plus je découvrais que j’avais là, juste sous les yeux, une sorte de Far-West français : forêts sauvages, abimes et gouffres, étendues désertiques battues par les vents, rivières impétueuses, climats toujours changeants et violents, chaud, froid, neige… avec mouflons, biches, renards, vautours, chevaux de Przewalski (les plus anciens du monde !)… sans oublier les immenses troupeaux sonores des moutons en estive, les élevages de chèvres dans les hameaux, les vaches claires des hauteurs… et jusqu’aux élevages de bisons ! Un paysage romantique et torturé, propre à faire travailler l’imagination… et à inventer des histoires !

Ecrivain de père en fille et de grand-père en petite fille...vous l'imaginiez ? Vous en réviez ? Quel a été le déclic ?

Au moins trois générations qui se suivent dans l’écriture, peut-être même davantage ! Un grand père cévenol, André Chamson, écrivain, chartiste, conservateur, poète, résistant, membre de l’Académie Française…; son épouse, Lucie Mazauric, également conservateur et chartiste, également auteur ; des parents, Louis Velle et Frédérique Hébrard, comédiens et romanciers, auteurs aussi de nombre de succès pour la télévision… Bouh ! Fierté, mais lourde hérédité. Une chose était sure en tout cas pour moi, et cela dès mes 12 ans : je ne ferai pas comme eux ! Pas envie de copier ! Moi, je serai exploratrice… !

Il faut dire que, petite fille, j’avais croisé Kessel chez mes grands-parents, trouvé qu’il avait bien une tête de lion, et rêvé d’Afrique et de safaris. Paul-Emile Victor leur avait donné un livre dédicacé pour moi… et je rêvais d’Antarctique et de glaces… les romans noirs que me faisait lire ma grand- mère me passionnaient, la vision du « Tombeau Indou » au cinéma, de westerns, de polars, et de quasi tous les John Ford firent le reste. Je rêvais d’action, d’explorations, de réalisation, envers et contre tous… !

Mais, finalement, la tare héréditaire a encore frappé ! Après bien des détours (licence de Lettres, vendeuse de traitements amaigrissants …) j’ai bien été comédienne. Ravie.Et après d’autres détours encore (publicité, communication …), j’ai bien commencé à écrire. Avec passion. Et bonheur. Juste parce que je n’aurais pu faire autrement.

Le thème de la gémellité dans votre roman ...hasard ? Besoin ? Nécessité ...une façon de "creuser" le sujet car il vous passionne personnellement ?

Pas de jumeaux dans la famille proche, mais parfois le sentiment bizarre et confus que j’avais eu une sœur… Puis, j’ai rencontré des amis de mes parents, des jumelles, qui vivaient avec deux frères jumeaux… c’était étrange. Puis la vision d’une photo de bébés en couveuse, où l’un des nourrissons minuscules avait passé son bras sur l’épaule de son jumeau, comme en signe de protection… Bref un univers méconnu … à explorer ! J’ai beaucoup lu sur le sujet, beaucoup étudié avant de me forger mon paysage « jumelles » à moi, pour le roman. Un amour qui va au-delà de l’amour, un mystère pour les autres… et quand un décès survient, une fracture épouvantable, inimaginable, à la fois invisible et irréparable. J’avais la base du drame initial qui détruit et fait fuir mon héroïne… en Cévennes.

Mis à part la maison familiale des Bressous où est-on certaine de pouvoir vous rencontrer quand vous êtes dans les Cévennes ? Où aimez-vous vous promener ?

En dehors des lieux privilégiés décrits plus haut, j’aime aussi arpenter les concrétions ruiniformes de Nimes-le-Vieux. Aller me baigner dans un repli profond de la rivière de la Dourbie, guetter à la nuit tombée les biches et leurs faons du Pré aux Biches (adresse secrète !), rendre visite aux amis de l’Observatoire Météo France du Mont Aigoual, dernière station de montagne encore habitée ! (extraordinaire, à préserver absolument !)… et puis, comme j’ai un peu de sang Camarguais, rendre visite à des amis manadiers en Camargue, traverser à cheval avec eux les épaisseurs noires et mouvantes de leurs troupeaux (= manades) de toros, pour décider de ceux qu’on va sélectionner pour la course du soir (pas une corrida, hein !). J’aime aussi découvrir les nouveaux restaurants du coin, ce sont toujours d’heureuses surprises, et plus encore acheter mes Pélardons, bien secs, partout où je peux en trouver !

Votre héroine Alex est-ce un peu vous quelque part ? Qu'a-t-elle que vous n'avez pas ? Et vice versa ? Vous a t-elle "obligée" à des défis ?

Difficile de dire « Madame Bovary, c’est moi », avec ce roman… Je n’ai pas de jumelle, je ne suis pas cascadeuse de cinéma, n’anime pas une radio locale en Cévennes, n’ai pas connu le/les drames de mon héroïne… mais… en même temps, c’est mon pays, j’ai connu la vie de tournages, j’ai fait des interviews… Non, je crois qu’il faut d’abord se laisser emporter par ce que votre personnage a à vous dire. On ne peut, ne doit pas tout maîtriser, être dans la contrainte, l’obligation. Il y a parfois, souvent même, des personnages qui viennent à vous que vous n’aviez pas conviés, même pas imaginés. Je pense à la pièce de Pirandello « 6 personnages en quête d ‘auteur », ça me parle... J’essaie de laisser grande liberté à ma plume, à ma pensée à ce moment là : explorons… on va bien voir où ça nous mène… Il y a toujours un moment où le travail de construction d’une histoire reprendra ses droits, mais l’inconscient nous fait parfois de jolis cadeaux, à regarder de près. Après, bien sûr qu’il y a de moi dans le personnage d’Alex, comme dans beaucoup d’autres du livre, d’ailleurs, on ne peut y échapper totalement : c’est votre vision des choses, du monde, de la société, de l’amour, de la jalousie, de la vengeance, du sexe, de la solitude, tout comme de la nature ou des animaux … qui s’exprime avec vos mots. A mots couverts parfois. Ce que je partagerais avec elle… ? peut-être m’être obligée à n’avoir pas peur…du noir, de la solitude, de l’inconnu. Même si mon imagination m’invente mille et une péripéties possibles. Un chemin qui s’enfonce et disparaît en forêt … C’est toujours le début d’une aventure !

Côté défi, je suis venue passer deux mois d’hiver dans notre maison de montagne pas chauffée, seule avec ma petite chatte Crumble, un séjour jamais réalisé encore, afin de toucher du doigt les impressions et sensations de mon héroïne, débarquée soudain dans des lieux sauvages, très isolés, qu’elle ne connaît pas du tout. Ça a été une expérience formidable : il faisait froid, mauvais, avec tempêtes furieuses et jours entiers noyés de brume, j’étais le seul « feu » du hameau, le village était à plus de 4 km, parfois la neige tombait en abondance… j’ai dû apprendre à circuler en raquettes de neige dès que j’allais un peu en altitude. Super comme décor et atmosphère de travail !

N'avez vous jamais été tentée de faire revivre un des personnages de l'oeuvre de votre grand père d'autant que les Cévennes constituent la toile de fond de presque tous ses livres ?

Jamais je n’ai imaginé, ni même eu envie de reprendre à mon compte un personnage d’un livre d’André Chamson. Son style, son ton, ses atmosphères sont magnifiques, mais bien trop particuliers. Même chose pour les romans de Frédérique Hébrard. Chacun d’eux a son univers propre. Sa voix. Sa musique, son rythme et sa magie.

C’est seulement parce qu’un éditeur nous l’a demandé, souhaitant nous réunir, que Maman, mon frère François Velle et moi avons entrepris l’écriture du « Château des Oliviers, vingt ans après ». (nb : Frédérique et François sont les auteurs de la successfull série, incarnée par Brigitte Fossey). Là encore, expérience étonnante, chacun dans le respect de l’autre et de l’histoire avant tout… mais comme j’avais baigné dans cette saga, et qu’il était question de la Provence, mon autre patrie, j’étais presque déjà chez moi !

« Un pas dans les nuages »ne pouvait exister qu’en Cévennes. Ce cinquième roman est le second déjà qui se passe là : le premier, «La vallée des mensonges », se déroulant d’ailleurs dans notre propre maison de montagne ! (nb :adapté pour la télévision, il a réussi le formidable score de 4 millions de téléspectateurs sur France 3 en Juin 2014.) Vais-je encore écrire dans ce décor … ? Je n’en sais rien. Je ne le recherche pas particulièrement. Tout dépendra de l’histoire que j’aurais envie, ou besoin de raconter. Dont j’ignore tout encore. Si ce n’est que, parfois… des frémissements, des idées vagabondes et fugaces, des sensations aussitôt apparues, aussitôt enfuies, me traversent… mais ça, c’est une autre histoire !

Un pas dans les nuages aux éditions Anne Carrière

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2015-07-24T15:26:57+02:00

Le secret d'un bon gazpacho...

Publié par leboudoirdemadame
un gazpacho gouteux et cremeux ...
un gazpacho gouteux et cremeux ...

comme on le sert a Trujillo en Estramadure,c'est son crémeux ,le côté lié outre qu'il doit être réalisé avec des tomates goûteuses. Le secret ? de la mie de pain (pain blanc) que l'on incorpore à la préparation mais ce n'est pas tout...
La recette pour quatre personnes :
-1 bon kilo de tomates bien mûres coupées en petits morceaux
-1/4 de concombre de bonne taille coupé en dés
- 1/2 tasse de mie de pain, pain blanc préalablement humidifié

-1 oignon blanc nouveau
- sel,poivre
Une fois rassemblés ces éléments dans un récipient creux,on les arrose d'un trait de vinaigre de Xérès et de trois cuillères à soupe d'huile d'olive .Après,autre secret, on laisse macérer le tout à température ambiante pendant au moins deux heures.
Ensuite, on mixe le tout et on place en haut du réfrigérateur pendant quelques heures.
Un peu avant de servir ce gazpacho accompagné de ses satellites (fin croutons de pain, dés de tomates,concombre, poivron rouge et vert...) ,on le repasse au mixer. Alice Desfourneaux

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2015-07-18T10:14:04+02:00

Chapeau le turban de courgettes !

Publié par leboudoirdemadame
Turban de courgettes et sa vinaigrette  au citron
Turban de courgettes et sa vinaigrette au citron

Frais autant qu'ensoleillé , économique, facile à préparer ,ce plat donne du panache à un repas d'été tout simple (en plus on peut le préparer longtemps avant ) .Il se sert par exemple avec une viande froide , un assortiment de jambon sec et accompagné d'un vin rosé par exemple l'excellent côte de Provence Minuty:un classique.Pour ce plat , Il vous faut :

-1 aubergine

-1 courgette verte

-1 courgette jaune ( ou sinon 2 vertes)

-3 pommes de terre moyenne qui ne se cassent pas à la cuisson. Ces proportions correspondent à deux repas pour 2 personnes ou un repas pour 4.

Recette.Coupez les légumes en rondelles fines,régulières ( évidemment c'est idéal avec un Magimix ) puis cuisez les à la vapeur pendant quinze/vingt minutes environ.Surveillez la cuisson pour que les légumes cuisent "tendres" mais un peu al dente.
Pendant ce temps,mixez en quantité généreuse :
-du persil plat
-2 oignons nouveaux avec un peu de vert de tige
-2 belles gousses d'ail nouveau
-Un bouquet de basilic frais mais lui,coupé aux ciseaux pour qu'il ne s'oxyde pas.
Quand les légumes sont cuits, transvasez les dans un saladier,ajoutez les fines herbes,salez,poivrez et mélangez bien le tout puis ajoutez de l'huile d'olive avec parcimonie.
Versez la préparation dans un moule à charlotte en forme de turban.Mettez au four préchauffé à 230° pendant 40 minutes et surveillez.Quand c'est cuit,laissez refroidir et mettez au frigidaire au moins cinq heures.Démoulez le tian en turban au moment de servir , accompagné d'une vinaigrette au jus de citron.
A noter. Ce tian en turban peut se servir chaud.Dans ce cas , presque en fin de cuisson au four, vous pouvez le parsemez sur le dessus de parmesan râpé et de graines de courge au petit goût amandé ( par exemple :Priméal dans les magasins Bio ) .Alice Desfourneaux

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2015-07-05T14:13:09+02:00

A lire : Didier Fourmy et ses Pétillantes

Publié par leboudoirdemadame
Les Pétillantes  et Les Pétillantes saison 2 aux éditions Hugo Roman
Les Pétillantes et Les Pétillantes saison 2 aux éditions Hugo Roman

Les femmes, Didier Fourmy sait et aime les écouter .Bien lui en a pris puisque elles lui ont inspiré son premier roman : Les Pétillantes ( aux éditions Hugo Roman ) vendu à 30 000 exemplaires . De quoi faire pâlir d'envie certains auteurs de la NRF et donner envie à ce gentleman de la communication d'écrire une suite toute aussi optimiste : Les Pétillantes saison 2 sorti ce mois- çi . Rencontre avec Didier Fourmy,un auteur qui fourmille d'idées !

Comment devient-on auteur? Imaginiez-vous cela possible un jour? Et d'un livre à succès? Dans le cas des Pétillantes, auriez-vous pu l'écrire il y a quinze,vingt ans? "

"on devient auteur parce qu’on aime écrire et surtout qu’on aime raconter des histoires avec une imagination sans limite .Tant qu'au livre à succès on en rêve évidemment mais le chemin pour être édité est un vrai parcours de combattant!
Moi je rêvais d’être vendu dans... les gares, pour distraire et faire rire, à défaut d’être Jane Austen, je voulais être Barbara Cartland ! c’est pour ça qu’on vient de m’affubler du surnom comique de « Lord Cartland » ! j’adore l’idée !
Ecrire m’est venu quand on a commencé à évoquer la retraite avec des copines. L’une d’elle voulait créer une maison de retraite heureuse avec tables de jeux, bar et une vidéothèque de films pornos pour se "souvenir"!
Cà m'a trotté dans la tête et un jour de Féria à Nîmes je me suis retrouvé chez des amis avec une flopée de veuves et de divorcées .J’ai pris des notes en pleurant de rire ! l’idée est partie de ce déjeuner mémorable.
Tant qu'à l' envie d’écrire,je l’ai toujours eu.Je tiens cela de ma grand mère qui tenait son journal et racontait sa vie quotidienne avec un humour fou. Mon premier roman date de 1966 , j’avais dix huit ans ! J’ai reçu trois lettres de... refus mais avec compliments et encouragements, dont une de Pierre Seghers que je conserve précieusement."

Dans la vie courante ,aucun doute ce sont les femmes qui vous inspirent ?

"Le milieu féminin dans lequel j’ai trempé professionnellement pendant presque un demi siècle m’a fait bien les connaître et l’humour de certaines m’a enchanté ! Les hommes pour travailler, sont assez sinistres… Peu d’humour et beaucoup de vantardise, ça devient vite "lourd"!
Les femmes sont plus marrantes et osent plus dire tout haut ce qu’elles pensent vraiment !
Autre privilège de l'âge si je puis dire quand on arrive à celui de la retraite, on parle vite médecins pour s’échanger les adresses. De plus la solitude prend une autre dimension et pas mal de femmes qui m’entourent sont souvent seules et elles s’épanchent très souvent. Je suis un peu leur « Mireille Dumas » ! J'adore les écouter."

Peux-t-on dire que "Le Patio Secret" résidence des ces Pétillantes,concentre outre ses co locataires intrépides -et pour certaines de joyeuses commères-, des "profils" de femmes, d'amies ou...pas que vous avez connues notamment dans la presse féminine?

"Oui j’avoue m’être servi de « modèles » rencontrés dans la vraie vie! Pour Rancunia c’est un mix de deux femmes; Souris ,elle, est plus flagrante, d’ailleurs elle s’est vite reconnue ! ça l’a fait rire, OUF ! Maintenant elle me signe ses sms « Ta Souris Pétillante » .Pour les autres j’ai tout mélangé, les physiques, les traits de caractère et les instants de vie, mais il y a quand même beaucoup d’imagination...heureusement ! Curieusement,les stars de la presse féminine ne m'ont pas beaucoup inspiré, une seule expérience m’avait suffit...
Un groupe de femmes du même âge c’est vite plein d’humour, elles ont un recul que les hommes n’ont pas, elles arrivent à rirent d’elles mêmes, et je reste béat d’admiration quand elles ont « jonglé » avec plusieurs vies : boulot, mari, amants, enfants, petits enfants ! faut le faire !"

Dans la saison 2 des Pétillantes tout juste sorti, vous introduisez comme un intrus ...un homme.Est-ce si nécessaire dans ce Patio Secret plus proche à première vue de la maison de retraite que du pensionnat de jeunes filles?

"Il fallait bien un homme, de même qu’ il a fallu accueillir dans l’histoire une jeune journaliste pour faire un constat qui s'imposait : la surprise de la jeunesse devant ces femmes si fortes si extra-ordinaires. Un homme en tant que mâle ne pouvait pas s’immiscer comme un loup dans cette bergerie plus d'ailleurs auberge Espagnole, c’est pourquoi il fallait qu’il soit gay ! Patrice -c'est son nom - adore tout de suite leur style de vie.Il est fasciné par ces caractères,ces réparties. Ces Pétillantes ne sont jamais à cours d'arguments. Il se sent bien parmi elles et comme il est paumé car sexagénaire -à ces âges aujourd’hui on a du mal a se recaser -, il plonge dans cette vie si joyeuse ! Pour ces femmes, sa présence est importante .Patrice va les faire évoluer différemment dans leurs rapports."

Au Patio Secret ,on rêve toujours d'amour ?

"Oui elles en rêvent encore toutes sauf Ladygold qui est frustrée elle d'amour filial puisque son fils est parti vivre loin d'elle. Grenouillette qui est hyper catho, reste une veuve épleurée et Rancunia qui est bloquée du cœur car trahie par son mari depuis des années a tirer un trait définitif . Tant qu'aux autres personnages féminins ,elles sont prêtes à tout et évoquent le sexe avec mélancolie ! Dans le tome 1 des Pétillantes, Charlotte leur raconte "son" grand souvenir érotique vécu en Afrique et dans la Saison 2, Souris succombe à un aventurier de sites de rencontres! La venue de Patrice parmi elles va être le déclencheur qui va changer leurs vies. Je n'en dit pas plus .Il leur fallait donc cet homme là, précisément, puisqu’il n’y a aucune ambiguïté ! Elles vont toutes se servir de Patrice chacune selon ses objectifs..."

Les Pétillantes et leur Patio Secret, c'est une sorte de guide du bien vieillir ?

"Oui pour bien vieillir il ne faut pas rester seul.J'ajoute à cela que la vie en communauté permet de se maintenir ! Il y a émulation . Ces co locataires ne se passent rien, elles se surveillent, se lancent des défis .Je pense réellement qu’il faut être entouré pour bien vieillir, ne pas se fixer sur soi- même, sur ses bobos… Au contraire,il faut écouter les autres, les jeunes en particulier et surtout s’adapter sinon on devient vite de vieux croutons acâriatres qui rabâchent en boucle le fameux "c'était mieux avant" .
Les femmes qui avancent en âge, si elles oublient leurs rides et restent « elle mêmes » elle gagnent en charme ceçi dit n’est pas Jane Fonda qui veut ! Les cheveux gris, la ride , le vécu , ça plait aussi quand c’est ouvertement accepté !. Pour les hommes vieillissants, l’horreur c’est la teinture ou les cheveux rabattus ! Là aussi les poignées d’amour et le « petit » ventre ça peut plaire .Les les vieux beaux se paient des « jeunesses » alors qu’une femme mûre hésite encore : pour la plupart ! il y a de vieux couples, ridés et cheveux argentés que je trouve magnifiques, d’ailleurs ceux là , qui s’acceptent comme ils sont , on les voit souvent se tenir par la main ! c’est superbe !"

Un autre livre de prévu ?
"Je ne pense pas me lancer dans une saison 3, sauf si Les Pétillantes devient une série Télé ( le rêve ! ) alors je peaufine une autre idée, mais comme maintenant je suis « Lord Cartland » il sera encore questions de séniors!"

Les Pétillantes, éditions Hugo Roman et en format poche chez Pocket suivi de Les Pétillantes saison 2 et fin de l'année inscrit aux catalogue France Loisirs.

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2015-07-04T13:09:48+02:00

Lire James Salter "Et rien d'autre" ...

Publié par leboudoirdemadame
une écriture au scalpel, froide,ciselée...
une écriture au scalpel, froide,ciselée...

Pas besoin d'écrire une pléthore d'ouvrages pour être qualifié de géant de la fiction américaine dans le sillage d'un Ernest Hemingway ou d'un Henry Miller . Je parle là de James Salter, l'ancien de Wespoint récemment disparu et qui en définitif a très peu écrit ( ne dit on pas qu'il pouvait rester un an et demi sur une quinzaines de pages !) Autant de bonnes raisons de "plonger" avec son dernier roman édité en France en 2014 : "Et rien d'autre" qui met en scène à la fin de la guerre du Pacifique jusqu'aux années soixante un Marine,tenté par le journalisme puis finalement par le monde de l'édition New Yorkaise .S'en suit sur trois cents soixante cinq pages pages,l'exposé de son quotidien, de son job, de ses rencontres amoureuses le tout agrémenté au fil des promotions, d'échappées belles vers l'Europe : Italie, Espagne, France. Si l'on ne comprend pas le ton volontairement laconique de James Salter, on peut s'ennuyer ferme très vite.Voilà une écriture sans fard ni fioriture : chirurgicale.La plume de Salter dévide le parcours de son héros, Philipp Bowan, telle une pelote de laine : sans surprise, sans étonnement ,sans révolte, sans soubresaut,sans espoir, d'un ton fataliste exactement comme quiconque revit son passé,conscient qu'il est trop tard pour en changer le cours.Les jeux sont faits ! Et moi j'aime ! Cette absence d'affect, c'est paradoxalement tout le charme de ce roman : froid, ciselé comme au scalpel surtout dans les passages où James Salter égratigne à bon compte la bonne société américaine pétrie d'hypocrisies,de préjugés..."Et rien d'autre":la dissection sans état d'âme d'une vie. "Et rien d'autre" , James Salter, Editions de L'Olivier .DL

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