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2013-04-25T16:05:00+02:00

Quand Sarah Bakewell "rencontre" Montaigne...

Publié par leboudoirdemadame

 

P1010669Comment faire face aux grandes préoccupations existentielles? Montaigne dans ses Essais nous a légué des clés:les siennes en nous contant son existence par le menu.Une philosophie sage simple, humaine."Il est beau pour le mortel de penser à hauteur d'homme" avait fait graver Montaigne sur une poutre de sa bibliothèque ! Aujourd'hui Sarah Bakewell remet les Essais dans le contexte de notre époque avec Comment Vivre ? (éditions Albin Michel )sorte de guide "thérapeuthique".Un exercice périlleux dont elle se sort avec  brio puisque son livre pulvérise les ventes en Angleterre et aux Etats Unis.Retour aux origines : un jour elle "accorche" du regard un livre : un exemplaire des Essais que Sarah ne connaît pas du tout! Curieuse elle s'en empare et le dévore.Il lui faudra cinq ans d'écriture pour extraire la substantifique moëlle des Essais de Montaigne et les replacer dans le contexte actuel.D'une manière claire,pédagogique,Sarah Bakewell pose la question de ce "comment vivre ?" et la décline en vingt réponses comme par exemple: Lâcher prise,Tout remettre en question,Vivre avec les autres,Survivre à l'amour et à la perte,S'arracher au sommeil de l'habitude,Voir le monde,Réfléchir à tout et ne rien regretter,Ne pas s'inquiéter de la mort... Pour qui connaît l' oeuvre de  Montaigne,appréciera de replonger dans des extraits des Essais :un  "monologue" intérieur foisonnant parfois divagatoire et riche d'anecdotes.Comment vivre ? Sarah Bakewell,éditions Albin Michel.

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2013-04-15T14:38:00+02:00

Oeuf Cajun !

Publié par leboudoirdemadame

P1010269

Une entrée de printemps inspirée de la cuisine Cajun comme on la sert en Louisiane. Une recette façile a réaliser et très esthétique ! .Ce qu'il faut pour quatre personnes :

- 4 oeufs durs

- 8 grosses crevettes décortiquées

- Une grosse mangue coupée en dés

- 4 tranches d'ananas frais ou en boîte

- un peu de salade verte genre laitue coupée en lanière

- 4 cuillérées à soupe de mayonnaise maison ou a défaut prête a l'emploi. Par exemple très légère : La Bénédictine "Comme à la maison" au citron. 

- une 1/2 cuillère a café moutarde de Dijon.

- une cuillère à soupe de jus de citron

- 4 cerneaux de noix de Pécan 

- sel,poivre 

Ouvrez les oeufs durs en deux.Retirez délicatement les jaunes avec une petite cuillère .Ecrasez ces jaunes à la fourchette et réservez .Dans un bol, mélangez la mayonnaise, la moutarde puis salez et poivrez modérément. Ajoutez les jaunes puis le jus de citron .Mélangez bien l'ensemble puis avec une cuillère remplissez le creux des blancs. Mettez au frais .Au moment de servir, disposez sur un  plat le "lit" de feuilles de laitue puis les tranche d'ananas .Posez dessus les oeufs et les crevettes .Décorez autour avec les dés de mangue et les cerneaux de noix de Pécan. Recette Alice Defourneaux.

 

 

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2013-04-01T16:53:00+02:00

Edith Piaf : sa vie en "noir et blanc" vue par Hugues Vassal

Publié par leboudoirdemadame
re photo piaf
Cofondateur de l'agence Gamma,le photographe Hugues Vassal a été aussi le témoin privilégié de la vie d'Edith Piaf entre 1955 et 1963. A l'occasion du cinquantenaire de sa disparition, il sort en collaboration avec le journaliste Jacques Pessis , Edith Piaf "Une vie en noir et blanc" . Un livre-document  où clichés ( plus de deux cents cinquante) et souvenirs parfois inédits éclairent d'un jour nouveau la vie de la grande Edith. Rencontre avec ...le photographe admiré de ma jeunesse !

En quelle circonstance avez-vous connu Edith Piaf ? Et comment expliquez-vous qu’elle vous ait admis dans son entourage ? 
J'ai rencontré Edith Piaf une première fois en 1956 avec l’écrivain Yvan Audouard alors journaliste au magazine people de l'époque " France Dimanche ". Edith habitait déjà au 67 bis boulevard Lannes à Paris. Un appartement proche du bois de Boulogne qui deviendra un an plus tard le lieu culte où durant plusieures années, j'ai suivi, photographié, vécu les principaux moments de sa vie.
Je devais photographier Edith pour la promotion de la sortie de son dernier disque, (un vinyle 45 tours) " l’Homme à la Moto "sur une musique américaine et des paroles de Jean Dréjac. Edith avait vite réagi à la nouvelle mode musicale  arrivée avec le tsunami provoqué par le phénomène Elvis Presley. Cette première rencontre, brève, m’avait impressionné. Visiblement Edith ce jour là, avait d'autres chats à fouetter. Je l'ai fait poser derrière un grand rideau rouge mimant la conduite du deux roues vrombissant .Après, posant languissante sur un canapé elle me congédia.
C'est à l'automne 1957 que j'ai commencé a mieux la connaître. Je la vénérais déjà en écoutant tous les soirs "les amants d'un jour" en compagnie de ma jeune femme, Anna. Ma vie alors était précaire,mes piges de stagiaire,modestes et comme je n'avais pas assez d'argent pour être habillé correctement, j'étais le préposé à la rubrique des "chiens écrasés". 
Alors que mes confrères du journal étaient partis déjeuner, un coup de téléphone a résonné dans la salle de rédaction. C'était madame Edith Piaf en personne. Elle demandait qu'un photographe vienne la rejoindre au théâtre municipal de Dijon pour photographier sa rupture avec son amant d' alors et aussi le nouveau ! Cétait un ordre.
Il faut dire et cela je l'ai appris avec le temps, Edith Piaf entretenait des liens privilégiés avec France-Dimanche. « Hugues tu pars immédiatement gare de Lyon, tu prends le Mistral ainsi tu seras arrivé à temps à Dijon pour le spectacle.Tu fais ton boulot, tu reprends le train de nuit et demain matin on te revoit avec les photos".
C'était la première fois que je partais seul sans un rédacteur. Le train avait pris du retard et j'arrivai au théâtre municipal en retard : le concert était déjà commencé. Angoissé,le dédale des coulisses m'amena dans le trou du souffleur d'où je ne pouvais voir que deux petits pieds et une croix qui vibrait sur la poitrine de l'artiste . " Ah ! C'est toi le nouveau de France Dimanche" me dit Edith avec un regard qui me transperça … "Rends-moi un petit service, tu vois ce grand avec des moustaches qui range sa guitare ? Va lui dire qu’il me lâche les mollets et puis regarde le grand brun sur ta droite : dis lui qu'il vienne dîner avec moi et puis toi aussi viens avec nous ; tu es maigre je vais te faire grossir... » .
A partir de ce jour je n'ai plus quitté Edith, assistant à tous les grands moments de sa vie. Les bons, les mauvais avec ses amants (Félix Marten, Jo Moustaki, Doug Davis …) son mariage avec Théo Sarapo, la création de ses dernières plus belles chansons comme " la foule "," Milord "," Non je ne regrette rien ", "A quoi ça sert l’amour ", ses diverses hospitalisations… 
"J'exige que tu me photographies en toutes circonstances : les bonnes mais aussi les mauvaises... Pas d'esthétique : tu me photographies comme  je suis" me disait Edith.

 

Cinquante ans après sa disparition sa notoriété et popularité restent intactes .Comment concevez-vous ce petit « miracle »  ?
La popularité d’Edith dépasse largement le cadre de la chanson de variété. Edith grandie toujours et reste contre vent et marée au-dessus du lot au-dessus de bien des chefs d’Etat et célébrités diverses. Dans l ' inconscient collectif, Edith représente à elle toute seule la vie de l'être humain en son entier, le Bien et le Mal à l’extrême. 
Edith était une femme "habitée", exceptionnelle qui avait un don de perception. Lorsque les spectateurs venaient au spectacle l' entendre, ils étaient réconfortés. Edith incarne la misère morale et l'angoisse de l'être humain. 
Pour moi elle était le diable et le bon dieu. Récemment Olivier Dahan,le réalisateur de "La Môme" a mis le point sur tous les travers de l'artiste accentuant le trait ; il a réussi à faire connaître un être d'exception. Des milliers de spectateurs jeunes qui ne la connaissaient pas ont découvert dans elle, une réponse à leur questionnement quotidien. Je le dis souvent : dans un moment de déprime mieux vaut écouter une chanson d' Edith que d' avaler un cachet d' antixyolitique.

 

A votre avis était-elle ce qu’elle chantait ? Ses chansons « reflétaient-elles » sa personnalité ?
Oui, ses chansons sont calquées sur sa personnalité qu'elle avait de très complexe ! Ce n'était pas évident de la saisir .Elle même avait du mal .

De tout son répertoire quelle est la chanson que vous préférez ?
La chanson qui me touche le plus est " La salle d’attente " sur des  paroles de Michel Rivegauche et une musique de Marguerite Monod sa  presque unique amie puisqu'il ne faut pas oublier Marlène Dietrich.

 

        L’un près de l’autre ils étaient là
       Tous deux assis, comme endormis
       Au bord de la banquette en bois
       Dans la salle d’attente
       A travers la vitre on voyait
        Le vieux manège qui grinçait
        Et sa musique tourbillonnait
        Dans la salle d'attente
        Et cette musique semblait pousser
        La grande aiguille de la pendule
        Avec un bruit démesuré
        Démesuré et ridicule
        Et cette pendule les obsédait
        Cette pendule qui les regardait
        Cette pendule qui tourbillonnait
         Dans la salle d' attente....etc....

 

N’a-t- on pas tout lu sur Edith Piaf ? Qu’apporte de nouveau ce nouvel ouvrage  « Une vie en noir et blanc » ?
Edith  avait une double personnalité qu'elle cultivait pour se protéger. La première à partir de la disparition de Marcel Cerdan a été de se créer une image adaptée à l'idée que le public se faisait d’elle . Ainsi l'on peut dire que dans tous les domaines, elle en rajoutait une couche épaisse ! Elle démultiplia les amants non par forfanterie mais pour aller dans le sens des fantasmes de son public. Il en fût ainsi aussi pour l’alcool, les drogues, mais aussi pour sa superstition miraculeuse pour Sainte Thérèse de Lisieux. Sa vénération secrète auprès de la Sainte avait bien plus de profondeur que les clichés qu’elle en a donné.
A l’époque nous journalistes et photographes à France Dimanche avions comme "patron" de la rédaction André Larue. C'est  lui qui m' a imposé et soutenu avec d'autres confrères comme Jean Noli dans le milieu. Et  avec la complicité d’ Edith. Il voyait en nous ses biographes du futur.
Edith ne voulait pas que l'on s'approche de trop près des fantômes qui l'ont hanté toute sa vie : la mort de sa petite fille alors qu'elle faisait la fête dans une boîte de nuit  de Belleville...celles de ses amants et protecteurs dans des conditions toujours tragiques : Louis Leplé, Marcel Cerdan, Doug Davis l’Américain dont le Boeing s’est écrasé à Bruxelles alors qu’il la rejoignait pour l'épouser... La liste est longue.
Ce livre révèle des choses nouvelles à découvrir au fil des pages...

Noir et blanc ne sont-elles pas les deux « couleurs  » qui la définissent le mieux ?
Oui ! J'ai toujours vu deux Edith. En premier, la petite dame en noir mais surtout en second, une grande dame en blanc avec au-dessus d'elle comme une aura au-dessus de sa tête ! . Une femme habitée...

 

Après toutes ces années, quel souvenir gardez-vous d’elle ? Avez- vous une anecdote qui  vous touche particulièrement ?
Edith me disait souvent : « Hugo tu dois avoir toujours la perle à la cravate » et n'oublie  pas " vise toujours plus haut " . 
Je me souviens du grand lit mauve alors que je consolais une Edith seule et paumée .Une toute simple affection la rassenérrait .Elle me disait : « Tu sais les déceptions ne sont qu'une question d'habitude .Ne te retourne jamais ". Et de poursuivre : " sache que je serai toujours là pour toi » 
En 1983 alors que la vie m'avait fait gravement chuter et que je me retrouvai désemparé je suis allé prié dans une chapelle avec le souvenir des propos tenus par Edith a mon encontre . Je crois sincèrement qu'elle m'a sauvé du naufrage .

 

Outre ce livre écrit en collaboration avec Jacques Pessis, avez-vous d’autres projets traitant d’Edith Piaf  ? Et évoquant son répertoire ?
Au mois d’avril je suis accueilli dans une résidence d'artiste pour répéter le spectacle que je prépare sur elle. Ne suis-je  pas maintenant un des rares témoins encore vivants ? Des images me reviennent : les départs et les retours d'Edith de cliniques , les changements d'amants, les pleurs de Bruno Coquatix pour qu’elle  sauve l'Olympia. Et aussi, la rencontre et son mariage avec Théo Sarapo.
Je vais aussi participer à l'occasion du cinquantenaire de la disparition d' Edith a un hommage  organisé par les Rose Croix .On l'ignore souvent mais Edith était rosicrucienne et dans on répertoire une chanson était spécialement dédiée à cet ordre.
En projet également des galas notamment au Canada et à Saint Pierre et Miquelon.
En dehors d'Edith, je prépare un album sur mes années sixties avec mes rencontres de l'époque notamment:Françoise Hardy, Johnny Halliday,Claude Françoise, Sylvie Vartan....Un autre album encore de photos à partir des mes cliches du temps de l'agence Gamma sur l'ex impératrice Farah Dibah, légendé de ses propres textes. Bref je n'arrête pas !D.L

Edith Piaf   "une vie en noir et blanc " edts du Signe. En vente en librairie. Et aussi sur le site des éditions du Signe : www.editionsdusigne.fr .Ou par mail:catherine@editionsdusigne.fr
Site Hugues Vassal:www.hugues-vassal.com 

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