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2012-01-24T15:21:00+01:00

Des clés pour Chiloe !

Publié par leboudoirdemadame

palafitos1

Coincée entre les Andes et le Pacifique, soumise aux pluies, aux brumes , l'île de Chiloe au sud du Chili attire et fascine.. .un vrai mythe ! Terre d'aventure pour les insulaires ,elle l'est aussi pour le visiteur même s'il la visite pendant l'été austral ( de décembre à mars ),la période la plus clémente côte météo...Sans prétendre la connaître -il faudrait y vivre - l'on peut partager avec le lecteur quelques clés pour lui  donner l'envie d' y aller et d' y retourner pour plus longtemps... 

 

Se balader dans l’île. Deux, trois  jours suffisent pour s’imprégner de l’atmosphère de Chiloe surprenante par son côté verdoyant , valloné alors qu’on l’imagine pelée, aride... L’idéal est de la  découvrir en voiture et de s’arrêter  au gré de ses centres d’intérêt. L’histoire entre la conquête espagnole, l'empreinte  des mapuches, les guerres d’indépendance… a laissé des témoignages qui valent que l'on se pose dans des lieux stratégiques (par exemple :  Musée historique ethnographique de Dalcahué,Archives ,Bibliothèque de Chiloé à Castro…) mais c’est surtout la nature qui séduit le plus  ! Entre la côte est balayée par les vents du Pacifique, et la côte orientale qui fait ressembler l’île à une région de Galice , vous aurez votre compte de dépaysement et de  grand air!  Après ce premier contact si vous avez le temps, l’envie, plongez –vous dans la vie des Chilotes et mesurez-vous à leur au caractère bien trempé ,endurant. Une belle  leçon demodestie car les conditions de vie y sont rudes...donnez -vous le temps de résider quelques jours dans l'île.Ne vous laissez pas décourager même si certains Français s’y sont cassé le nez !    

A ne pas rater ! Bien sûr il s’agit des palafitos ! Roses,violettes, jaunes , bleues, vertes ,rouges… ces constructions typiques sont érigées  sur pilotis ( les palafitos d’où le nom ), une architecture que l’on peut rapprocher de celles des palais Vénitiens  ! Situées d’un côté au bord de rue et de l’autre, côté lagune, elles  permettent aux pêcheurs d’embarquer de leur quai personnel !

Classées monument historique , ces palafitos qui sont le joyau de Chiloe sont protégées . Les plus visitées sont celles de Castro dispersées dans six quartiers . Les découvrir de la lagune est encore mieux mais il faut avoir choisi l’option croisière comme avec l’excellent croisiériste Chilien Cruceros  Australis.

A noter .Dans le même esprit, les églises de Chiloe valent  une visite à elles toutes seules. Plus de cent cinquante y sont répertoriées dont seize figurent au patrimoine mondial par l’Unesco. Notre préférence va à celle de Dalcahué avec ses colonnes doriques. 

L’appel du large à Dalcahué .Un peu a l'écart entre Ancud et Castro ,cette petite ville colorée, animée constitue une pause des plus agréables notament le port où dansent les embarcations ....promesses d’aventure . Et c’est un fait car de là , l’on embarque pour l’île de Quinchao qui rappelle que Chiloe c’est aussi un archipel resté longtemps  à l’écart des routes commerciales .

Couleur locale .C'est la Pinguinera Punihuii de Pumillahue.Les pingouins vivent en colonie a Chiloe ,jusque dans des lieux où le visiteur est toléré. Rater cette visite serait dommage car c'est le seul endroit au Chili où l'on peut  s'amuser à voir évoluer  deux espèces de pingouins  ( Magellan et Humbolt) en voie d'extinction. Indifférents à votre présence, ces charmants pingouins y déambulent l'air fort affairé ! On peut visiter seul cette pinguinera ou via un tour contacté  à Pumillahue. Si c'est votre jour de chance, vous pourrez vous également vous  régaler du spectacle des loutres batiffolant dans l'eau.

Une bonne table. Elle se découvre à Caulin au bout d’une petite route caillouteuse déboulant sur une sorte de baie ou s’ébrouent  sur la plage des boeufs attelés à une charrette… Un spectacle d’un autre âge qui fait rudement plaisir ! Dans le même esprit, le patron de l’Ostras Caulin Chiloe  vous accueille sans chichi  avec une cuisine du pays,simple , goûteuse comme la pratiquent les bonnes mamas Chilotes ! Au choix : superbe banc d’huîtres genre Belon que l’on dévore nature, grillées , en soupe, en cocktail ( le patron de L’Ostra Caulin est aussi ostréiculteur ) …  soufflé  de crabe ( pastel de jaivas) , pot au feu fondant (asado de ternera ) , saumon frais fumé inoubliable …le tout complété par des desserts maison comme le fameux Postre Leche Asada (une sorte de flan avec crème aux œufs) ou les coupes de fruits frais : mirtylles…. Restaurant Ostras Caulin, Chiloe Caulin Alto . Tel : 09-64367005. Site : www.autrascaulin.cl. Prix : comptez environ l'équivalent de  30 a 35 E par personne.

Ou dormir à Castro ? Le  choix est vaste entr le bungalow,  l’hôtel en passant  par le camping, la chambre d'hôte . Nos bravos vont surtout au nouvel hôtel  Palafito Hostel à Castro .Il y réunit à la fois le confort, le bon rapport qualité prix , un bon emplacement car  situé dans la » grande ville » de l île et cerise sur le gâteau , il est est érigé entre les fameux palafitos .Les chambres décorées ethno chic raviront les esthètes. En plus ,un espace permet de cuisiner un petit plat rapide.Accueil charmant en plus. Prix : l'équivalent environ de 100 E.Palafito Hostel,Castro.Tel :65-531008 . Site : www.palafitohostel.com.    

Y aller « cool » ! La meilleure formule est d’arriver à Chiloe en voiture .Soit de Santiago ( 10 heures d’autoroute impeccable  mais l’on peut s’ autoriser  un stop d’une nuit à Villarica ou dans  le célèbre Pucon ,une station « balnéaire » -eau glaciale pour nous Français- noyée dans une  forêt de conifères)  ou de Puerto Varas au bord du splendide  lac Llanquihue . De Puerto Varas on descend vers Puerto Montt (environ quatre vingt kilomètres) et là une bretelle spéciale Chiloe vous dépose à Pargua juste devant le ferry .  Les voitures embarquent l’une après l'autre en fonction de leur arrivée. La maestria avec laquelle les Chiliens gèrent l’embarquement ôte tout stress...(traversée environ trente  minutes) . Au final on accoste au nord de l’île à Chacao. Rien de plus façile ! Même process pour le retour.Côut du transfert voiture par ferry A/R : 2o 000 pesos soit 15 E environ . Un ferry toutes les vingt minutes environ.

Mythique :la ruta 5.Rien d’extraordinaire que cette route qui traverse l’ile du nord à l’extrème sud à partir de Quellon( 92 kms au sud de Castro) si ce n’est qu’elle marque le début de la plus grande route du monde : la fameuse Panaméricaine qui traverse tout le Chili et remonte  jusqu’à …Fairbanks au Canada ! La prendre c’est gamberger, relire les grands auteurs Chiliens, Américains .Un sacré voyage dans la tête avec des  stops d’enfer! (photoDLK)

 

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2012-01-07T21:44:00+01:00

"Rien ne s'oppose à la nuit" mais...

Publié par leboudoirdemadame

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Doit-on lire (ou regretter d' avoir lu) "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan aussi prenant soit-il ?

Avec tout le respect que l’on doit à l’auteur, on ressent un sentiment de malaise à s’être immiscé dans ce qui est -il faut bien le dire-  une histoire de famille- que n’épargne pas les drames : maladie, folie, perte d’un enfant ,suicide avec  ultime tabou en toile de fond : la question non élucidée de l’inceste…

Ecrire est une thérapie pour beaucoup et Delphine s'y  jette à corps perdu pour  comprendre qui était sa mère : la belle Lucile, personnage hiératique, fascinant par son immatérialité et dont le mystère demeure jusque dans la mort . Une Lucile lucide avec cette fin de phrase laissée derrière elle "...je préfère mourir vivante."  

Petit à petit avec une valse hésitation, Delphine lance le fil pour que l’on puisse avec elle remonter le cours de l’histoire de Lucile : une petite fille secrète si belle ( elle fût un temps mannequin enfant ), détachée, absente de la vie jusque dans l’âge adulte hormis cette parenthèse plus douce  où la quarantaine passée ,Lucile, paumée ,suicidaire par un ultime effort reprend ses études et devient assistance sociale .

Au fil des pages, on suit Delphine dans ses hésitations à sonder la mémoire familiale (lecture de journeaux intimes, entretiens notamment avec sa sœur Marion ), ses souffrances à tenter de comprendre qui était Lucile, membre d’une fratrie de neuf enfants « managée » par des parents totalement fantasques,  imprévisibles.Si imprévisibles justement qu’au fil des pages, la bonhomie, la joie de vivre laissent la place au non dit , au doute, à la destruction . Le lecteur devient le témoin impuissant et forcément voyeur d'un drame prévisible qui bascule dans la tragédie.

« Rien ne s’oppose à la nuit » est un huis clos bouleversant qui plonge au cœur de l’intime et du secret mais ...fallait-il le révéler au grand jour et prendre le risque de trahir Lucile qui elle s’est toujours tue… "Rien ne s'oppose à la nuit " Delphine de Vigan, éditions Jean Claude Lattès.

Note

Au détour des pages Delphine de Vigan évoque l'anorexie , thème d'un précédent ouvrage" Jours sans faim".Un passage résume parfaitement cette pathologie d'où l'envie de le citer : "L'état de dénutrition anesthésie la douleur,les émotions, les sentiments et fonctionne, dans un premier temps comme une protection. L 'anorexie restrictive est une addiction qui fait croire au contrôle alors qu'elle conduit le corps à la destruction" .

 

 

 

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