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2011-11-27T15:22:00+01:00

"Faites vos jeux" avec Gallimard...

Publié par leboudoirdemadame

Gallimardtoutou yogabently1Vent de folie dans la rue Sébastien Bottin : la très élitiste maison d’édition Gallimard s’est autorisé  la création d’un jeu de société : Le grand jeu de la littérature mais oui ! Notre propos n’est pas de discuter la ou les raisons ( mercantiles ?) de cette audace, l’important est ailleurs : en l’occurrence  nous sauver la mise en matière de cadeau de Noël car disons-le franchement Le grand jeu de la littérature est un cadeau intelligent et çà c’est rare en matière de présent à offrir . Sorte de jeu de l’oie avec plateau-circuit, pions, dé, sablier … il fait miroiter aux joueurs la victoire du savoir avec 2000 questions plus ou moins corsées . Trois exemples pris au hasard :

Quelle est la profession de Benjamin Malaussène dans La fée carabine de Daniel Pennac : bouc émissaire, taupe, balance ?  

Comment se prénomme la plus jeune des filles du roi Lear de William Shakespeare ?

Dans les 400 coups film de François Truffaut, Antoine Doinel sèche l’école pour lire un roman d’Honoré de Balzac. Lequel : Illusions perdues, La recherche de l’absolu ? La peau de chagrin ?

 

Vous donnez votre langue au chat ? 

Ces deux mille questions pour lesquelles le joueur a quarante cinq secondes pour répondre ( foi de sablier ) sont classées en quatre catégories : auteur, œuvre, personnage, titre . Elles sont autant de petits et grands défis auxquels se frotter en famille, entre amis et bien sûr amoureux de la littérature . Que les soi-disant incollables fassent preuve de modestie .ils risquent fort d'en être pour leur frais plus d’une fois  car Gallimard a mis la barre haute . A l'usage ce jeu révèle l’envie irresistible de lire ou relire tel ou tel auteur, telle ou telle oeuvre. Le grand jeu de la littérature Gallimard, 40 E environ en librairies.


 

 

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2011-11-24T10:09:00+01:00

Steve Jobs :le génie foudroyé

Publié par leboudoirdemadame

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C’est la conclusion que l’on peut faire en refermant la biographie de près de six cents cinquante pages consacrée à Steve Jobs par Walter Isaacson après deux ans d’ interviews, et de rencontres avec Steve Jobs, sa famille, ses collaborateurs ainsi que de conversations rapportées avec des  personnalités comme Barack Obama ,Bill Gates…  Mais que l’on ne se méprenne pas : il ne s’agit pas d’un ouvrage technique brossant l ’historique fascinante (et mouvementée) de la compagnie « à la pomme » : Apple mais de la vie d’un homme  qui comme le précise la quatrième de couverture « a changé le monde » . C’est là où le lecteur, conquis, sous le charme même dit « chapeau l’artiste »  et s’incline devant tant de talent ! Détermination, volonté, intelligence, créativité font les grands créateurs mais dans le cas de Steve Jobs s’ ajoute aussi une pensée visionnaire teintée d’un certain mysticisme qui aboutit à  un « grand tout  » : une œuvre  .  

Dès les premières pages, on est fasciné par cette histoire digne d’un conte de fées : Steve Jobs l  ’enfant abandonné et précoce qui adolescent  sous l’œil de son père adoptif, Paul  Jobs  « invente » dans le garage familial une station d’écoute qu’ il installera dans un placard ! La proximité de la célèbre Silicone Valley lui fait côtoyer la crème de l’ingéniérie informatique . Ainsi, il entre au Club des Explorateurs de Hewlett-Packard . « J’ étais aux anges …L’apothéose pour  moi, ce fut quand j’ai vu le premier ordinateur de bureau que HP développait …à mes yeux, il était la beauté incarnée ».

On connaît la suite : la création d’ Apple ( avec son compère Steve Wozniak), des Mac et ses satellites : I Pod, IPad ...la grande aventure d’ I Tunes qui révèle la passion de Steve Jobs pour la musique, le rachat de Pixar à Georges Lucas qui lui permettra de sortir Tin Toy, Oscar 1966 du meilleur court métrage  d’animation. Cet inventeur, ce conquérant avait une vision lapidaire de  la société : d’un côte les nuls de l’autre  les génies ! .Imaginez alors ses colères, ses exigences qui finalement lui ont permis de créer des merveilles avec le souçi  constant de la simplicité  « la sophistication suprême » : une devise empruntée à Léonard de Vinci .Sans complaisance l’ouvrage de Walter Isaacson lève le voile sur le  caractère difficile voir tyrannique de Steve Jobs dont  l’ ego « réclamait de laisser une trace dans l’histoire » .

Au crépuscule de ses jours, Steve Jobs s’interrogeait sur la mort, la possibilité d’une vie dans l’au-delà .Walter Isaacson relate une dernière conversation avec lui à ce sujet : il demeura silencieux un long moment. Et dit : « Mais, d’un autre côté, peut être que c’est comme un interrupteur on/off. Clic et plus rien ! ». Il marque une nouvelle pose et esquissa un sourire. « C’est sûrement pour cela que je n’ai jamais aimé les interrupteurs on/off sur les produits Apple ». A lire :Steve Jobs par Walter Isaacson ( edts Jean - Claude Lattès ) et aussi pour comme lui  « Think  Different » D.L

 

 

 

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2011-11-23T08:02:00+01:00

Toujours jeune: l' Eau de Mélisse des Carmes

Publié par leboudoirdemadame

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Avenante et verte dans son flacon élancé, c’est l’Eau de Mélisse des Carmes, le plus ancien produit vendu en pharmacie, 400 ans cette année ! Un coup de mou, une migraine , un  mal au cœur, un rhume, un coup de chaud, … quelques gouttes versées sur un sucre et hop on se sent soulagé,  requinqué !

Vraie recette à l’ancienne au même titre que le Vinaigre des voleurs, l’Eau de la reine de Hongrie, cette eau de bienfaits a été élaborée par les moines du même nom, un des ordres  monastiques parmi les plus puissants de l’Ancien Régime. A l'époque, installé rue de Vaugirard à Paris, la  distillerie des Carmes accroît sa production dans toute l’Europe notamment à la cour d’ Allemagne grâce au soutien de la princesse Palatine .Victime de de sa notoriété auprès des grands comme le Cardinal Richelieu auquel  elle doit son fameux  cachet de cire rouge  (voir l’ affaire « du » poison ),  l’Eau de Mélisse des Carmes  fait l’objet en 1780 d’un brevet royal qui la protége enfin des  contrefaçons d’ apothicaires indélicats et autres charlatans!

Star de la pharmacopée, l’Eau de Mélisse des Carmes devient le remède incontournable de tous, princesses et favorites en tête  qui se devaient d’être toujours en forme  ! « Une petite maîtresse ne sortait jamais  sans être  pourvue d’Eau des Carmes… » peut- on lire  dans Histoire de Paris de l’historien Dulaure . Longtemps tenue secrète sa formule révèle la présence de quatorze  extraits de plantes (  mélisse , primevère, cresson, armoise , muguet, camomille….) et épices venues des quatre coins du monde ( clou de girofle, coriandre,santal citrin, racine d’angélique...) .

En cette année anniversaire, l’ Eau de Mélisse des Carmes fait revivre comme aux origines, un carré de simples au Carmes de la rue de Vaugirard . Dessiné par le paysagiste Xavier Perrot, cet espace, accompagne la restauration de la chapelle Saint-Anne sise au même endroit . Star parmi les stars, cette eau "divine" a également  inspiré le chef Alain Passard ( L’Arpège )puisqu'il a imaginé une recette de betterave blanche à l’eau de mélisse et échalote au miel !  L’ Eau de Mélisse des Carmes-Boyer, un délice à boire et à déguster qui existe en flacon double 10 cl ; flacon simple 5cl et très futé en flacon de poche 4cl et flacon vapo : Melisspay 15 ml. A lire pour en savoir plus  : L'Eau de Mélisse des Carmes de 1611 à 2011 (aux éditions Larivière ) un ouvrage richement illustré conçu et réalisé par une jolie plume: Catherine Deydier ( avec Olivier Dauchez).

 

 

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2011-11-22T12:17:00+01:00

L'Intégrale Brassens racontée par Jean Paul Sermonte

Publié par leboudoirdemadame

2011-11-15 duo BJPS

Poète, écrivain et éditeur de la revue "Les amis de Georges ",Jean-Paul Sermonte a également participé à la réalisation de l'intégrale " Le Temps ne fait rien à l'affaire " ( Mercury Universal Music )regroupant les chansons du maître et également des versions inédites et autres documents rares.Ce coffret exhaustif que l'on se doit de posséder nous a donné l'envie d'en savoir plus. Rencontre avec l'ami Jean- Paul!

 

Les admirateurs de Georges Brassens n'ignorent pas votre passion pour lui .Cette passion comment l'expliquez-vous ?

J’ai eu un véritable coup de foudre pour Brassens à l’âge de 11 ans, en écoutant « Le petit cheval ». Et ce coup de foudre a laissé des traces inexorables… A l’adolescence je trouvais dans ses compositions l'écho de tout ce que je recherchais déjà dans la vie : la révolte, la transgression (avec les fameux gros mots qui mettaient à mal une morale surannée dans la chanson) le romantisme avec Le parapluie, la beauté et la profondeur des sentiments (Chanson pour l’Auvergnat)… décidément tout me plaisait et puis le jeu sobre de sa guitare et cette voix grave… Vingt six ans plus tard, j’écrivis mon première livre sur Brassens, trente quatre  ans après je fondai la revue « Les Amis de Georges » qui fête ses vingt ans cette année.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans le projet de l'intégrale " Le temps ne fait rien à l'affaire " auquel vous avez participé ?

Cette intégrale va en combler plus d’un, pensez ! Dix neuf CD reprenant ses quatorze albums originaux, mais aussi des concerts, des raretés, des versions inédites, des documents ! Pour ma part j’ai écrit avec infiniment de plaisir la biographie et la discographie détaillées accompagnant ce coffret, ce qui représente plusieurs mois de travail car il a fallu présenter, analyser, dans le contexte de l’époque, chaque disque, c'est-à-dire neuf 25 cm et cinq 30cm : quatorze albums avec les dates de parution, leur temps fort, la réaction du public et de la presse. Ajouter à cela les deux disques posthumes par Jean Bertola, les vingt sept titres de « Georges Brassens chante les chanson de sa jeunesse » et un CD Document ou il chante Bruant, Colpi, Musset. Le livret de cinquante deux pages satisfera, je l’espère de tout cœur, les admirateurs exigeants de l’œuvre de Brassens mais également ceux qui le découvrent aujourd’hui. 

Dans cette intégrale, quels sont pour vous les moments forts ?

Sans doute les raretés et versions alternatives inédites comme La prière avec un couplet inédit et la Supplique pour être enterré à la plage de Sète avec ( quarante cinq ans après !) la deuxième guitare de Joel Favreau, guitare pourtant déjà prévue à l’époque mais qui n’avait cependant jamais été ajoutée. Il y a également la version complète de Heureux qui comme Ulysse, complètement oubliée, sans oublier la réédition de l’album Vingt ans d’émissions avec Georges Brassensà Europe 1.Cet enregistrement n’était jamais sorti en CD au grand regret de beaucoup d’admirateurs. A noter aussi un disque complet de Brassens sur scène avec par exemple huit titres jamais publiés de l’Olympia 1961.


Pourquoi après tant d'années après sa disparition  Brassens est-il toujours aussi actuel ?

Brassens est toujours actuel, car un poète qui n’a jamais été de son temps est de tous les temps. De son vivant il ne cédait rien aux modes, il allait son chemin sans se laisser aucunement influencer ( réécouter Les trompettes de la renommée) . Sa musique ne vieillit pas, les thèmes de ses chansons non plus. Les gens ont toujours été touchés car ils savaient, ils devinaient que Brassens vivait en harmonie avec les sentiments qu’il exprimait dans ses chansons, tels que la générosité, la tolérance et la fraternité.

 Brassens c'est aussi une façon d'être, de penser, de juger la société non ?

Je crois que toute la pensée et la philosophie de Brassens tiennent en ces quelques mots qu’il avait confiés à son ami Louis Nucéra : La seule révolution possible, c'est de s'améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche. Crois-moi, c'est le seul chemin ". Il avait dit par ailleurs : "Ce qui importe, c'est la somme de tendresse, d'amour et de fraternité qu'on peut donner à un homme." Ces deux remarques  résument la vie et la carrière  de Georges Brassens. Son intégrité, sa loyauté sont reconnues de tous. L'homme est indissociable de l'œuvre.

Peut-on dire alors que ses fans sont aussi ses disciples et lui, Georges le "gourou « du libre penser » ?

« Fans » « disciples » « gourou » sont des termes qui sont aux antipodes de la pensée de Brassens. Il n’appartenait à personne, à aucune religion ni parti politique, ni mouvement quel qu’il soit. Rappelez-vous Le pluriel. Tout est dit dans cette chanson. Nous, dès le premier numéro de notre revue, nous avions tout de suite prévenu : c’est un journal destiné aux admirateurs de Brassens, il ne se veut surtout pas le bulletin d’un quelconque « fan club » qui serait un peu une injure à la mémoire du poète » mais seulement une passerelle entre tous ceux que Brassens passionne. à travers le monde. 

Dans toute son œuvre  pour quelles chansons votre cœur bat-il le plus vite ? et en tant que poète ? Sont-elles  les mêmes?
Le choix des chansons varie selon les instants : mais j’ai des constances, je ne me suis jamais lassé de la Supplique, et d’autres chansons comme Les amours d’antan, Les oiseaux de passage…

Depuis que Georges Brassens vous passionne vous arrive-t-il d’apprendre encore du neuf sur lui ?

Quand un artiste vous passionne à ce point, par bonheur, on n’en arrive jamais au bout même en ayant écrit plusieurs livres sur lui  . Lorsque je parcours  son œuvre j’ai toujours l’impression de visiter un jardin dont les arbres ne sont jamais les mêmes car ils demeurent vivants. Ainsi, le sens véritable d’un mot, une expression se laisse découvrir à la lumière d’une lecture d’une biographie. Ainsi les chansons Une jolie fleur, Putain de toi et surtout Le mauvais sujet repenti sont des textes autobiographiques ! ainsi quand il chante :

Un soir, à la suite de

Manœuvres douteuses,

Ell’ tomba victim’ d’une

Maladie honteuse…

Lors, en tout bien, toute amitié,

En fille probe,

Elle me passa la moitié

De ses microbes…

 

il s’avère que ce passage relate un incident de sa vie amoureuse. Un de ses amis de jeunesse ,André Larue est le premier, dans son livre "Brassens ou la Mauvaise Herbe" ( edts Fayard), à révéler l’existence de la petite Jo. Brassens la rencontre en juin 1945. Il la quitte un an plus tard en juin 1946. Qui était-elle ? Une petite amazone dont Georges est tombé amoureux et qui a promené « aux quatre coins de sa vie de bohème le feu de ses vingt ans ». Dix-huit ans, plus précisément. Cette tornade quelque peu poétesse, qui se disait martyrisée par sa famille, s’avéra vite, selon André Larue, mythomane, cleptomane, paresseuse et un peu souillon. Ces quelques mois passés auprès de Brassens furent riches en drames, mélodrames et esclandres. Brassens y perdit quelques amis. « Le comble enfin » fut sans conteste l’épisode de la blennorragie. Trois jours après avoir perdu sa virginité dans les bras du beau Georges, la petite Jo s’en ira place Pigalle se… prostituer ! Comme dans la chanson, elle reviendra pour transmettre, « en tout bien, toute amitié », la moitié de ses microbes à son amant.

Avec les chansons de Brassens même cinquante ans après on ne s'ennuie jamais et les écouter c'est le rendre présent ! ( Coffret spécial 30è anniversaire Georges Brassens "Le temps ne fait rien à l'affaire , Mercury Universal Music France édité  à 10.000 exemplaires.En vente dans les Fnac et disquaires)

 

 

 

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