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leboudoirdemadame

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Un choix critique par Dominique Larue, journaliste ex Madame Figaro

White de Bret Easton Ellis

bret easton ellis american psycho hollywood
quand un auteur parle de lui....

Disons-le franchement : si ce n’est le torrent médiatique qui s’est déversé sur White de Bret Easton Ellis, jamais je n’aurais été tenté de le lire. Certes l’introduction qui « fait un peu la peau » aux réseaux sociaux m’a décidé comme le film éponyme ( actuellement à l'affiche sur Netflix ) adapté de son roman American Psycho, roman qui dès son jeune âge l'a consacré comme grand écrivain.

Ni roman, ni essai, White est une sorte de journal et c’est là où le bat blesse car on se sent largué. Je m'explique : pour nous Français, les 3/4 des pages dépeignent des "gens", disons le mot,  totalement inconnus dans notre pays  :  scénaristes, journalistes,  acteurs...un milieu particulier avec ses manières de faire , ses  codes, ses pratiques , ses addictions  aussi à l'alcool, la drogue .... Bref on se dit : « and  so what! » .

Que raconte White  en ayant l’air  à la fois de  toucher à tout et de ne rien dire ? » : telle est la question que pose Pierre Guglielmina le traducteur de ce livre. Je le prends au mot  : à moins d'être captivé par le parcours personnel de l'auteur : pas grand chose et ce ne sont pas les considérations sur la politique -que l'on connaît déjà-  qui y ajoutent grand intérêt ...
 
Sans nier son talent, sa sincérité, sa plume ironique et sans concession pour lui même , Bret Easton Ellis ne m’a pas vraiment  accroché avec son White qui relève de l'auto-analyse .Comme on dit : a chacun son fardeau pour ne pas vouloir se charger en plus de celui des autres.
 
Bref à part les citations sur un excellent chanteur de Country en l’occurence Jason Isbell et également celle évoquant l' excellent documentaire  d’Alex Gibney sur Frank Sinatra : All or Nothing at All  ( actuellement là aussi sur Netflix ) et l' anecdote savoureuse sur l' éphémère collaboration de Bret Easton Ellis  à Vanity Fair dans les années 80... autant en emporte le vent !
 
White, Bret Easton Ellis, collection Pavillons, éditions Robert Laffont 
 

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