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leboudoirdemadame

Lire ou ne pas lire ? Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr

17 Octobre 2017, 08:07am

Publié par leboudoirdemadame

"Comme le temps passe,disait, oui, l'empereur au fil de son discours....Cox ou la course du temps, #christophransmayr éditions #AlbinMichel

Peu d’écrivains contemporains possèdent la capacité à situer leurs thèmes de romans au-dessus des nuages. Christoph Ransmayr, auteur autrichien qui s’est imposé comme un écrivain majeur dès la sortie de son premier ouvrages Les  Effrois de la glace et des ténèbres, réitère l’exercice avec Cox ou la course du temps édité récemment chez Albin Michel. 

Grand voyageur, il transporte cette fois le lecteur dans la Chine du XVIIIè siècle à la cour de l’empereur Quianlong dont le passe temps favori jusqu’à l’obsession est la marche du temps . 

Il fait appel pour cela à un horloger Anglais : Cox et le charge d’imaginer et de créer des systèmes horlogers capables de manipuler ce temps voire de le suspendre et de l’arrêter ! Un voeu qui entraîne Cox et ses acolytes dans une aventure dont aucun des personnages ne sortira indemne comme le lecteur ! 

Christoph Ransmayr le fait voyager dans un espace temporel déconnecté de la réalité crue et ce pour mieux nous entraîner dans une vision et interprétation poétique du monde où le choc des civilisations entre Orient et occident ajoute une part de merveilleux . Disons pour employer une image apte à nous faire redescendre sur terre que lire Cox ou la course du temps ,c’est se prendre un grand verre de Cognac pour se désinfecter des miasmes de notre époque . Cox ou La course du temps, Christoph Ransmayr, éditions Albin Michel. DL

Extrait ." C'est qu'à Jehol aussi, loin de se contenter de suivre la course du temps en observant simplement les processus naturels tels que l'épanouissement et le flétrissement des fleurs, l'alternance de la lumière, du crépuscule et de l'obscurité ou la longueur des ombres, l'empereur voulait avoir auprès de lui ses chères horloges dont les mélodies, les légers bruits mécaniques et les tintements lui permettaient non seulement de voir mais d'entendre le temps.

Depuis que l'horloge céleste était arrivée dans la Ville interdite, en provenance de Manchester, il ne s'était pas écoulé un seul été sans qu'elle eût été acheminée jusqu'à Jehol et rapatriée à Beijing à la fin de la saison dans un palenquin spécialement fabriqué à cet effet et porté par trente hommes."

@editionsAlbinMichel  #Christophransmayr