Femme à la cage ,Jozsef Rippl-Ronai ,1892, huile sur toile ,Budapest, Galerie nationale Hongroise
Femme à la cage ,Jozsef Rippl-Ronai ,1892, huile sur toile ,Budapest, Galerie nationale Hongroise

Toute exposition possède sa part de rêve et de pédagogie. Dans Chefs-d'oeuvre de Budapest au musée du Luxembourg qui débute ce mercredi 9 mars , il va s'en dire que le côté enseignement est proportionnel à la "masse" des oeuvres exposées : considérable eu égard à la période couverte:du Moyen Âge au début du XXè siècle ce qui fait de cette visite, un parcours initiatique à l'art Européen. De quoi donner le tournis pour le non avisé !

On ne s'étonnera donc pas qu' en contre point de cette exposition hors norme, des liens dits "Autour de l'exposition" (conférences,semaine littéraire hongroise,projection cinématographique …) viennent l'enrichir et apporter un complément de savoir au néophyte attiré au départ par l'affiche de présentation ( La femme à la cage de Jozsef Rippl-Ronai )…

Avec le concours de la Galerie Nationale Hongroise, Le musée des Beaux-Arts de Budapest, actuellement en période de réfection (ceci explique cela) a prêté une partie de ses collections qui fondent sa renommée. Des oeuvres signées de Dürer, Cranach,Greco,Tiepolo, Goya, Manet, Gauguin, Kokoschka,Monet… et aussi des artistes plus rares en France car moins "exposés" . On pense à Artémisia Gentileschi, Egon Schiele. Bien sûr, des artistes Hongrois sont présents et expriment ainsi mieux que tout discours, l'histoire de la Hongrie et de son rattachement à l'Autriche en 1867…

La plupart de ces oeuvres,complétées aussi par des sculptures ( pour en citer trois : Royaume de Hongrie: les rois Saint Etienne et Saint Ladislas, le Cavalier sur un cheval cabré attribué à Léonard de Vinci, les Sirènes d'Auguste Rodin ) ont été acquises par l'état et souvent grâce à la transmission de collections privées.En point d'orgue : les milliers d'oeuvres ayant appartenues à la famille Esterhazy,notamment Nicolas II Esterhazy qui en trois décennies a réuni plus de mille tableaux, milliers de dessins, des dizaines de milliers de gravures….Le joyau de la collection princière demeurant la Madone Esterhazy de Raphaël.

On s'apercoît que cette Europe de l'Art qui couvre le religieux comme le profane, s'est enrichie d'échanges artistiques intenses notamment au Moyen Âge et à la fin du XIXè siècle avec étonnante pour en rendre compte, la dernière salle de l' exposition baptisée Symbolisme et Modernité…un "pêle-mêle "grandiose à l'oeil et pour l'esprit avec des oeuvres qui en se côtoyant de manière aparrement improbable ,impressionnent encore plus . Citons Le Printemps de Franz von Stuck, La nouvelle Eve et Le nouvel Adam de Sandor Bortnyik et Femme Assise d'Egon Schiele.

On aura compris qu'avec Chefs-d'oeuvre de Budapest,il y a beaucoup a voir, à apprendre et à aimer…. Dominique Larue

Chefs-d'oeuvre de Budapest ,musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard 75006 Paris .Du 9 mars au 10 juillet 2016. Horaires :tous les jours de 10h à 19h.Nocturnes les vendredis jusqu'à 21h30. Tel: 01 40 13 62 00 .Informations complémentaires et réservations sur museeduluxembourg.fr

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