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leboudoirdemadame

lieux, expositions, lectures, photos,traditions, cuisine,films ...un choix critique par une journaliste ..

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La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel de Romain Puértolas

La petite fille qui avait avalé un nuage  grand comme la Tour Eiffel  de Romain Puértolas

Vous souvenez vous de l'irruption de ce volcan Islandais au nom imprononçable qui a paralysé le trafic aérien nord Européen il y a quelques années ? Et bien ce même jour, dans le nouveau roman de Romain Puértolas ( La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel ),une jeune femme, Providence Dupois, factrice de son état, se retrouve bloquée à l'aéroport d'Orly alors qu'elle doit rejoindre Marrakech pour ramener Zahera sa fille adoptive gravement malade.Sur le thème de" l'amour maternel peut tout", Providence va accomplir un exploit : apprendre à voler pour rejoindre Zahera coûte que coûte ! Romain Puértolas une fois de plus,veut nous transborder dans son univers poétique, loufoque où tout est possible ,un univers identique à celui de "L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea". Les personnages, truculents voir improbables, défilent ( Maître Hué au look de pirate chinois, Le Maître 90 à la tête de 'Humble Caste des Mantes Tricoteuses, Léo Machin l'aiguilleur du ciel antillais transi d'amour…) mais disons-le tout de suite, içi , "la sauce " Puértolas ne prend pas bien que les ingrédients qui ont fait le succès du Fakir, soient identiques:humour,optimisme,situations abracadabresques, notamment celle où Providence est campée derrière le souffle d'un réacteur de Boeing,censé l'aider à décoller….Et aussi la rencontre fortuite dans les airs avec les présidents... Barack Obama et François Hollande à bord de leurs avions présidentiels respectifs ! Certes il y a des passages truculents façon mixte Amélie Poulain et Hellza Poppins dans ce roman (on pense à la scène où Providence change de cap pour éviter un cumulonimbus menaçant ): autant de petits nuages blancs dispersés dans un ciel pavé de bonnes intentions (générosité, altruisme, mixité…) mais qui mises bout à bout sonnent faux comme un trop plein prévisible ,attendu ,digilenté par l'air du temps . Bref, çà sent le cliché. Résultat :là où l'on s'attend à décoller comme Providence , le lecteur reste cloué au sol avec son désir d'émerveillement en berne !DL

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel, Romain Puértolas, le Dilettante

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